Oe laprésence du Seigneur dans la Sainte-Cène
XIII. Ainsi nous n'attachons pas le corps et le sang du Seigneur au pain et au vin d'une telle manière, que
2U coarESsJON helvétique.
nous diaioQS, que le pain soit le corps même de Jcst Christ, sinon d'une mâaicre sacramenlale, ou que le corps de Jésus-Chrîsl soîl caché corporelle ment sous le pain, en sorte qu'on doive même l'adorer sous les espèces du pain, ou que quiconque reçoit le signe, reçoive aussi la chose même significe. Le corps de Jésus-Christ est dans le ciel à la droite du Père. Il faut donc élever nos cœurs en haut, et non les abaisser on les attacher au pain, ni adorer le Seigneur dans le pain. Ce n'est pas que le Seigneur soit absent de son Eglise, lorsqu'elle célèbre la Cène. Le soleil est dans le ciel bien éloigné de nous, cependant il ne laisse pas d'être efficacement présent avec nous; combien plus Jésus-Christ le soleil dâ justice, qui est absent de nous, dans le ciel, à l'égard dvH Eon corps, esl-il présent pour nous, non à la vérité cor^l porellemenlj mais spiriluellemeni par une opératioa vivifiante, el de la manière qu'il a déclaré lui-même qu'il serait présent avec nous, dans son dernier souper : Jean XIV, XV et XVI. D'où il suit que nous n'avons pas la Cène sans Jésus-Christ, et que cependant nous avons une Cène non-sanglante et mystique, comme toute l'antiquité l'a appelée.