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Quel esi le juge des controverses

III. C'est pourquoi dans les matières de foi, et dans les disputes de. religion, nous ne recevons point pour preuves convaincantes et décisives, ni les témoignages des Pères, ni les décrets el les déterminations des conciles.Beaucoup moinsencore nous laissons-nous persuadée par cette raison, qu'une chose est autorisée par une ancienne coutume, ou parce qu'elle a la multitude de son côté, et parce qu'elle est en vogue depuis un longtemps.

Nous ne reconnaissons donc en matière de foi d'autre juge que Dieu, qui par sa Parole écrite dans la Bible, nous enseigne et décide clairement de ce qui est vrai ou faux de ce que nous devons recevoir ou rejeter. Nous n'acquiesçons qu'aux jugemens des hommes vraft ment spirituels qui prononcent selon la Parole de Dîeqj J Ainsi Jcrcmic el les autres prophètes ont rejeté et coik^ J damné ttès-exprcsscinent les assemblées des sacrîGci leurs qui s'étaient détournés de la loi de Dieu, et c averti les hommes avec grand soin, de ne point écoule les Pèrea, et de ne point marcher sur leurs traces, lorsf qu'ils se sont dcvoycâ de la Parole de Dieu, marchai dans les choses qu'ils avaient forgées et inventées.

i. Jugement sur les traditions.

IV. Pareillement nous rejetons aussi les traditions des hommes, qui quoiqu'on les revête de beaux titres et d'èpithëtcs honorables, qu'on les appelle divines el apostoliques, comme si elles l'ctaient elTectivement, et que les apôtres et leurs disciples les eussent transmises aux évéques, leurs successeurs , de siècle en siècle ; ce- , pendant quand on les compare avec la Parole écrite , on trouve qu'elles n'y sont pas conformes, et portent par cette seule dilTcrence une preuve sensible qu'elles no ,SODl rien moinâ qu'apaslolîqucs, et qu'elles ne sauraient ' 'être venues ni d'un apôtre ni d'un disciple des Apôtres. (Car comme les Apôtres n'ont rien enscigué de contraire les uns aux autres, aussi les disciples des Apôtres n'ontîls rien enseigne de bouche, qui soil contraire à la doctrine que les Apôtres ont laissée par écrit. Et même ce ferait une impiété de prétendre que les Apôtres eussent enseigné de vive votx quelque chose de coutraire à ce qu'ils ont enseigné par écrit. Certes Saint-Paul déclare fbien expressément : « Qu'il a enseigne les mêmes choses dans toutes les Eglises. ' u Et ailleurs il leur dit ; « Nous se vous écrivons rien d'autre que ce que vous lisez, cl que «DUS savez déjà auparavant. ' u El dans un autre endroit I il témoigne que te lui el ses disciples tiennent la même [conduite, et font tous un même espi-il.^ u Dans les temps [anciens les Juifs avaient aussi les iraditioos de leurs LPères , mais elles ont été bien vivement rejetées et rc- [fulces par le Seigneur Jésus, qui leur a montré qu'on

* a Cor. XII, 18,

ne pouvait les observer eans s'éloigner de la Parole de Dieu; et que ceux qui les suivent honorenl Dieu ea vain. '

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