‹ Histoire de la réformation de la SuisseChapitre 44 sur 257 · Dieu n'est point fauteur du péché · texte numérisé non relu

Dieu n'est point fauteur du péché

Vn. Nous rejetons pareillement Florin el Blaste, contre lesquels aussi Saint-Ircnée a écrit el tous ceux qui avec eux attribueat le péché à Dieu, comme si Dieu était la cause on l'auteur du péché; au lieu qu'il est ccril expressément : a Tu n'es point un Dieu qui prennes plaisir au péché ; tu haïs tous ceux qui commettent l'iniquité, et tu feras périr tous ceux qui pro-

fèrcot le mensonge. ' i> El ailleurs : « Quaod le diable profère le meosong^e, il parle de ce qui lui esl propre; car il est menteur et père du mcasonge. ' » D'ailleurs il y a déjà assen d'imperfection cl de corruption en nous, sans qu'il soit nécessaire que Dieu nou^ suggnre ou nous inspire encore quelque nouvelle ou plus grande dépravation.

C'est pourquoi quand on Ht dans l'Ecriture, que Dieu endurcit ou aveugle, ou qu'il livre l'hotonie à un sens réprouvé, il faut entendre que Dieu fait cela par ua juste jugement comme un juge et vengeur juste. De plus quand on lit dans l'Ecriture, que Dieu fait quelque mal, cela ne veut pas dire que ce ne soit pas l'homme qui fasse le mal; mais cela signifie que Dieu 1° permet le mal ou le laisse faire par son juste jugement ; qu'il ne l'empêche pas, au lieu qu'il pourrait bien l'empêcher s'il voulait ; ou 2° qu'il tourne en bien le mal que l'homine fait, comme cela sa voit clairement dans le péché det frères de Joseph; ou enfin 3° que Dieu préside sur l|ï pèche des hommes, el même qu'il les arrête et les re^ prime, ne leur permettant pas de faire tout le mat qu'ils pourraient faire et de pousser leur fureur plus loin qu'il ne faut. Saint-Augustin parle sur ce sujet en ces termes : ^ « C'est par une voie merveilleuse el inefTable qu'il arrive que, ce qui se fait contre sa ^volonté ne se fait cependant point sans sa volonté ; parce que la chose ne se ferait point s'il ne la laissait pas faire. Et sans doute ce n'est pas malgré lui qu'il la laisse faire, inaîs parce qu'il le veut ainsi. Et lui qui est bon no laisserait.

* Phd. V. S. 6. 7.

* Je»uVIll. W.

* In. F.nchiridio.

pas faire le mal, s'il ne pouvait pas, élant tout-puissant, lirer le bien du roal , etc. »

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