L'homme ne peut pas Jaire le lieit de lui-même
IV. Pour ce qui regarde le biea et les vertus, l'entendement de l'homme ne juge point droilement par luimême des choses divines. Car les écrits des évangclisles et des apôtres requièrent de chacun de nous, si nous voulons être sauvés, que nous soyons régénérés. Ainsi la première naissance, que nous tirons d'Adam, ne nous eerl, ni ne nous peut servir de rien pour le salut. L'apôtre Saint-Paul dit nettement : «L'homme animal {c'est-àdire, qui n'a pour principe de conduite que son âme naturelle, et qui n'est pas régénéré) ne comprend point les choses qui sont de l'esprit de Dieu. ' v Et le même ap6tre dit encore ailleurs, «que nous ne sommes pas capables de nous-mêmes d'avoir une bonne pensée. ' w Or, on sait assez que l'cnlcDderaenl de l'homme conduit
lu CONFESSION HBLVÉTIQUB.
sa volonté. Quand doDc le canducleur est aveugle, il est, aisé de comprendre jiisques où la volonlé peut aller. U suit de là que l'homme qui n'est pas régénère, n'a point la liberté de vouloir le bien, ni aucunes forces pour le meUre en effel. Le Seigneur dit dans l'Evangile, que « celui qui fait le péché est esclave du pécbc. ' a Saint- Paul dit aussi que a l'affection de la chair est inîmilid contre Dieu; car elle ne se soumet point à ta loi de Dieu^ el elle ne le peut pas oon plus. ' »