Jésus'Christ est un erai homme
III. Nous croyons aussi et enseignons que le FÎK élornel du Dieu éternel est devenu Fils de l'homme, i la semence d'Abraham et de celle de David; et qu'il n'%1 point clé engendré d'aucun homme, comme Ëbion l\
• i Jean V. M I '■ Hébr.l.S. 8, 1* • JeaD XVII. !).
* Ibid.V. (8.
CONFBSaiOM nSLVETJQUE. ISS
(iréleodu, mais qu'il a clé codçu pur du Saiat-ËBprit, et qu'il esl ué de lu Vierge Marie, qui est demeurée Vierfçe pure etsaiotp; comine tout cela nous esl rapporté au long dans l'EvaDgîle. Saiat-Paul dit ausgi : n II u'a point pris à soi les Aoges , mais la postérité d'Abraham. ' V SaiDl-JeaD dît aussi : <c Celui qui ne croit pas que Jésus-Christ est venu en chair, celui-là n'est point de Dieu. ' ■o Moire Seigneur JcBus-Christ a aussi une véritable àroc humaine, et non une âme destituée de sentiment et de raison, comme Apollinaire l'enseignait. Il n'a pas eu non plus un corps sansâme comme Evonymus l'enseignait; ' mais une âme avec sa raison , et une cbair sensible comme la nôtre, et c'est par cette sensibilité qu'il a SDufTert des douleurs dans le temps de sa passion; comme i! le dit aussi lui-même : o Mon âme esl saisie de tristesse jusqu'à la mort, etc. * u Eniin nous disons que la chair de Jésus-Christ n'a point élé un antôme, cl qu'elle n'a pas été non plus apportée du ciel, comme l'ont rêve Valenlin cl Msrcion, mais une véritable chair humaine, née de la Vierge Marie.
i. Jésus'Chrisl est vrai Dieu et vrai homme en unité de personne.
rV. Ainsi nous confessons que dans notre unique Seigneur Jésus-Christ il y a deux natures dilTcrenles, ta divine et l'humaÎDc; et nous disons tellement unies oa lices ensemble, que l'une ne détruit point l'autre, et qu'elles ne sont point confondues l'une dans l'autre,
* ^br. II, IG.
' I Jun IV. 5.
* La venion liline porlo Eunoniius.
* Malth. XXVI. 38
« HBLVÉTIQUK.
mais plulôt que ces deux nalares demeureot en leur eo^ lier avec leurs propriétés, ei sonl unies ou liées ensemble en une seule personne ; en sorte que nous honorons un seul Seigneur et non pas deux Seigneurs, savoir: notre unique Seigneur Jésus-Christ, qui esl vrai Dieu et vrai homme , égal et consubstantiel au Père par rapport à la nature divine , égal et semblable â nous ea toutes choses à l'égard de la nature humaine , eiceplé le péché. Car comme nous détestons la doctrine de Nealorius, qui détruit ou divise la personne de Jésus-Christ] et d'un seul en fait deux ; aussi nous rejetons la doc^ trine d'Eulychcs ei des IVIonolhêliles, ou des Klonophysites,quidétruisaientles propriétés de la nature humaina de Jésus-Christ,
5. La nature divine en Jésus-Christ ne peut poitià souffrir, et l'humaine n'est pas partout,
V. C'est pourquoi nous n'enseignons pas non pIuiÇ que la nature divine en Jésus-Christ ail souffert, ou qutf Jésus-Christ, selon sa nature humaine, soitencore daw ce monde, ou qu'elle soit présente enlous lieux. Cw nous ne croyons ni n'enseignons point que le corps da Jésus-Christ ail cessé d'être un vrai corps après sa glorilication , ou qu'il ait été divinisé et tellement divinisé^ qu'il ait dépouillé toutes ses propriétés cl qu'il ait éUi entièrement change en nature divine, qu'il soit roaîi tenant devenu une seule substance ou nature. Ce pourquoi nous n'approuvons, ni ne recevons point les vaM nés subtilités dcSchiTenkfeld et d'sutressemblablcs rêveurs, ni ses disputes embrouillées, obscures et qui Bt contredisent l'une à l'autre, au sujet de la déiGcalion di
ta cbair de Jésus-Christ ; ei nous ne sommes Dullemeot SchïFCnkfeldiens.
6, Jésus-Christ a véritablement souffert.
VI. Déplus nous croyoDS que noire Seigneur Jésus- Christ a véritablement n souffr^rt ea chair pour nous, ' » comme le dit Saint-Pierre, Gt qu'il csl mort. C'est pourquoi nous délestons souveraiuement la fausse et exlravaganle opinion des Jacobîles et des Turcs, qui nient que Jésus-Christ soil mort, el qui en parlent avec horreur. Cependant nous ne nions pas qu'il ne soit vrai de dire , que œ le Seigneur de gloire a élé crucifié pour nous», comme le dit Saint-Paul. ^ Car nous recevons a\eQ une entière déférence ce que les théologiens appellent la communication des idiomes ou des propriétés des deux natures en Jésus-Christ; doctrine qui se tire de l'Ecriture, et que tous les anciens docteurs ont sagement et chrélienncment employée, pour expliquer et pour concilier les passages de l'Ecriture qui semblent se contredire.