‹ Histoire de la réformation française (volume 2)Chapitre 229 sur 235 · VU · texte numérisé non relu

VU

Voulez-vous êti'e un honorable rieur et neutre , faites peindi-e à l'entour de votre maison non du feu de saint Antoine-, mais des croix de Eiguiero, vous voUà exempt du hoqueton et de l'arrière-ban.

YIll.

Aïez sur vous le poids d'un demi-écu de catholicon, U ne vous faut point de plus valable passe-port pour être aussi bien venu à Tours qu'à Mantes', à Orléans qu'à Chartres, à Compiègne qu'à Paria

Soïez reconnu pour pensionnau'e d'Espagne, monopolez, trahissez, changez, vendez, troquez, désunissez les princes, pourvu qu'ayez un grain de catholicon à la bouche, on vous emljrassera et entrera-t-on en défiance des plus fidèles et anciens serviteurs comme d'infidèles et huguenots, quelques francs catholiques qu'ils aient toujours été.

Que tout aUle de mal en pis, que l'ennemi avance ses desseins, et ne se recule de la paix, que pour mieux sauter, voyant le beau jeu qu'on lui fait, que l'Église romaine même courre risque, qu'il y ait pervertissement de tout ordre ecclésiastique ou séculier, à faute de parler bon français, semez finement un petit de Eiguiero par le monde, personne ne s'en souciera, et n'en osera parler, craignant d'être réputé huguenot.

Page 1