‹ Histoire de la réformation française (volume 3)Chapitre 263 sur 263 · LIVRE MV · texte numérisé non relu

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I. Situation de la France après l'édit de 1787. — Ouvertures des États généraux. — Rabaut Saint-Étienne nommé député aux Etats généraux. — Part considérable qu'il prend aux travaux de l'Assemblée constituante. — 11 réclame pour ses coreligionnaires la liberté religieuse. — Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. — Article 4 8 de la déclaration. — II. Admirable discours de Rabaut Saint-Étienne sur cet article.

— Analyse de son discours. — III. Impression profonde causée par le discours de Saint-Étienne. — Favorables dispositions de l'Assemblée pour proclamer la liberté religieuse. — Résistance du parti catholique de l'Assemblée. — Proposition restrictive du chartreux dom Gerle. — L'Assemblée est partagée. — La discussion est renvoyée au lendemain. — Discours de Mirabeau. — Dom Gerle retire sa proposition. —IV. L'Assemblée constituante fait restituer aux héritiers des réfugiés protestants les biens dont l'État est détenteur. — La cause de la liberté religieuse est gagnée. — Les passions s'apaisent.

— Transformation dans les dispositions des catholiques du Gard à l'égard des protestants. — L'harmonie cesse le jour où la Constituante décrète la vente des biens du clergé. — Les

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massacres recommencent. — Renaissance de la Ligue. — Le sang coule à Nîmes et à Montauban. — Les protestants sont accusés d'être les auteurs des troubles. — Leur innocence est constatée publiquement dans l'Assemblée constituante. — V. Les troubles cessent. — Paul Rabaut. — Les protestants de Nîmes lui construisent une maison pour abriter sa vieillesse.

— Jours de paix. — Us sont courts. — Le clergé persécuteur est persécuté à son tour. — VI. L'expiation est lente à venir.

— Venue, elle est terrible. — L'Assemblée constituante. — Physionomie de cette assemblée. — Ses membres sont en grande majorité incrédules et hostiles au christianisme. — Projet de la Constitution civile du clergé. — Résistance des évêques. — Mirabeau détend le projet. — Le décret passe. — Ce décret est suivi de celui de la vente des biens du clergé — Irritation des évêques. — Une insurrection, fomentée par le clergé, dans le peuple est sur le point d'éclater. — VII. L'évêque de Poitiers proteste énergiquement contre l'atteinte portée aux droits de l'Église. — Il n'a que quelques imitateurs dans le haut et le bas clergé. — L'Assemblée législative succède à l'Assemblée constituante — Cette nouvelle assemblée hostile au clergé. — Sa haine contre le christianisme. ~ Elle veut écraser l'infâme.

— Hébert et Chaumette. — Le culte de la déesse Raison. — Inauguration du nouveau culte dans l'église de Notre-Dame.

— Honneurs rendus aux cendres infectes de Marat. — Délire des Parisiens. — Paris revenu aux saturnales et au paganisme de la Rome des Césars. — VIII. Robespierre, disciple de Rousseau. — Sa haine du christianisme.A — Il veut donner à la France un cultejiouveau, celui de l'Etre suprême. — Fête en l'honneur de l'Etre suprême. — Robespierre, le pontife du nouveau culte. — IX. Les Hébertistes. — Scandale donné par des prêtres. — Gobel, archevêque de Paris, et ses vicaires se coiffent du bonnet rouge.... renient leur foi, et adoptent le culte de la déesse Raison. — X. Le protestantisme et ses Judas.

— Le pasteur Julien de Toulouse. — Lâcheté du Consistoire de Paris. — Le clergé catholique retrempe sa foi dans les persécutions. — Les prisonniers de La Rochelle. — Héroïsme des religieuses de Compiègne. — Leur belle réponse à leurs persécuteurs. — Leur intrépidité devant l'échafaud. — XL Coup d'œil sur l'état de la France. — Spectacle terrible et grandiose qu'elle présente. — L'échafaud de Louis XVI. — Causes primordiales de la Révolution française. — XII. Henri IV. — Influence funeste de son abjuration. — Richelieu travaille à son insu à la destruction de la monarchie. — En décapitant la noblesse, il oublie qu'elle est à la fois l'ornement et l'appui naturel du trône. — Louis XIV hérite du despotisme de Richelieu. — Il avilit la noblesse, révoque l'édit de Nantes. — Mil.

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Louis XV achève la décomposition du corps social. — La France au bord de l'abîme. — XIV. L'échafaud de Louis XVI n'eût pas été dressé et les orgies de 1793 n'eussent pas eu lieu sans la révocation de l'édit de Nantes. — La révolution eût pris un autre cours. — XV. La Convention. — Ses excès. — Paul Rabaut. — Ses derniers jours remplis d'amertumes. — 11 croit assister à la chute de la foi chrétienne. — Rabaut Saint-Etienne.

— Sa belle conduite à la Convention nationale. — Il dispute la tête de Louis XVI à ceux qui veulent lui dresser un échafaud.

— Il demande l'appel au peuple. — Vergnaud fait pencher la balance. — XVI. Exécution de Louis XVI. — La Convention se dévore elle-même. — Tour à tour, Girondins, Hébertistes , Dantonistes, montent sur l'échafaud. — Saint-Étienne est proscrit. — 11 prend la fuite. — Il est découvert et guillotiné.

— Sa femme , en apprenant sa mort, devient folle et se suicide.

— XVII. Douleur profonde, mais soumise de Paul Rabaut. — Terreur rouge à INîmes. — Paul Rabaut est emprisonné. — Il est rendu à la liberté. — Il meurt âgé de 87 ans. — Jugement porté sur le pasteur du désert. — XV1I1. État du protestantisme après la mort de Paul Rabaut. — Il végète. — Rien de saillant dans son histoire. — Bonaparte, premier consul. — XIX. Il s'occupe, malgré son conseil, des affaires religieuses de la France. — Signature du Concordat. — Ses effets désastreux, tant pour la religion catholique que pour l'État. — L'Église romaine aliène sa liberté. — XX. Le premier Consul s'occupe des affaires des protestants. — XXI. Négociations à cet effet. — XXII. Loi du 1 8 germinal an X. — Articles de cette loi. — Elle est le renversement complet de l'antique organisation des Églises.

— XXIII. En acceptant la loi de germinal , le protestantisme aliène sa liberté. — Devait-il faire ce qu'il fît? — XXIV. La loi de germinal acceptée avec reconnaissance par les protestants.

— Les présidents des vingt-neuf consistoires invités au sacre de Napoléon. — Leur hésitation. — Leur acceptation. — XXV. Après la cérémonie, ils ont l'honneur d'être présentés à l'Empereur. — Discours de M. Martin. — Réponse de l'Empereur.

— XXVI. Napoléon veut la liberté des cultes. — Ce qu'il entend par la liberté des cultes n'est pas la liberté. — Le protestantisme travaille à sa reconstitution. — Fondation du séminaire de Montauban. — XXVII. Despotisme de Napoléon en matière religieuse. — Catholiques et protestants baissent la tête. — Une main de fer pèse sur les uns et sur les autres. — Chute de Napoléon. — Conduite des protestants après la chute de Napoléon. — XXVIII. Avec la loi de germinal, l'histoire ancienne du protestantisme se termine, la moderne commence.

— L'auteur n'écrit pas cette dernière partie de l'histoire de la réformation française. — Les raisons qui l'engagent à s'ar-

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rêter à la loi de germinal. — Les qualités que doit posséder celui qui écrira plus tard l'histoire contemporaine du protestantisme français. — XXIX. Quelles seront les destinées que l'avenir réserve au catholicisme et au protestantisme. — Le catholicisme condamné par son génie à être aujourd'hui ce qu'il était hier et ce qu'il sera demain. — Toute réforme lui est interdite, sous peine de n'être plus. — Il demeurera ce qu'il est , et activera le courant d'incrédulité, qui sera infailliblement sa ruine. — XXX. Sa ruine ne sera pas lente , mais prompte. — XXXI. Le protestantisme. — Deux éléments qui lui manquent : la vie et la liberté. — Tel qu'il est organisé, il est sans influence sur le, catholicisme. — Il lui faut l'air, c'est-à-dire la liberté. — L'État la lui donnera-t-il? C'est très-problématique.

— Une Église libre sera la conséquence forcée de son manque d'autonomie. — XXXII. L'auteur a terminé sa tâche. — Ses adieux à ses grands ancêtres dont il a raconté la vie. — Ses remercîments à ceux de ses contemporains vivants qui l'ont aidé, par leurs travaux, à composer son histoire, ou qui ont mis à sa disposition des livres rares et des manuscrits précieux.

— Il offre son travail aux Églises réformées de France et remercie Dieu de lui avoir conservé vie et force. — En terminant, il se rend le témoignage qu'il a haï l'erreur, jamais les égarés Page 316.

FIN DE LA TABLE DU SEPTIÈME ET DEMNIER VOLUME. ??l

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