‹ Histoire de la réformation française (volume 4)Chapitre 250 sur 258 · SES EXERCICES · texte numérisé non relu

SES EXERCICES

Il se divertissait à divers exercices, comme de danser, jouer à la paume, piquer des chevaux, leur forger des fers, et mesme il faitement le mesfier d'armurier, aussi bien que celui de canonnier. entendait à mener le carosse et le chariot, et savait encore par- II était bon pêcheur, fort adroit à la prise des bètes farouches, en sa jeunesse il s'adonna si fort à la chasse qu'on peut dire qu'il était fol de ce pénible exercice, qui le rendait errant nuit et jour dans les forets, jusqu'à perdre le boire et le manger, aussi bien que le repos du sommeil pour satisfaire sa passion. On voit un livre qu'il composa des armes et des engins nécessaires à ta vénerie, comme aussi des moyens de prendre les betes et de les forcer dans leurs retraites, lequel il donna à traduire en latin à un savant de sa cour. Ce continuel acharnement après les bètes le rendit sanguinaire, mais contre les seuls animaux; car on ne remarque point qu'il ait jamais tué personne de sa propre main ; mais bien qu'il coupa le col en présence de ceux de sa suite à quelques ânes qu'il rencontra en son chemin; encore les payaitil à ceux auxquels ils appartenaient; il tuait aussi des pourceaux, et, sans épargner ses mains dans leur sang, leur arrachait les entrailles et les habillait avec autant d'adresse qu'aurait pu faire un garçon charcutier. Un jour qu'il voulut arssi tuer le mulet du sieur de Laussac, l'un de ses plus favoris: Q ici différend, roi très -chrétien, lui dit -il, peut être survenu entre vous et mon mulet? »

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