TENTATIVES DE TRANSACTIONS
(les Mcsnestricrs. Faict au bureau, le 7" jour de juin 1390 *. »
C'était dans cet état des esprits, dans cette effervescence de la population que les parlementaires rêvaient encore un arrangement. Le duc de Mayenne, que l'on considérait comme disposé à ces négociations, écrivait à don BernardinoMendoça : « Monsieur ; je vous ay dict plusieurs fois et l'ay escrit à Sa Majesté catholique , que je n'entrerois jamais en aucun traité avec le roy de Navarre que ce ne fust par advis et commandement du roy d'Espagne. J'ay plus d'occasion de conti-
* Registre de l'Uôtel-de-YilIe , XIU , fol. 26. Une nouvelle entreprise de Henri de Béarn coiilre les faubourgs fut vigoureusement repoussée. On chantait :
Chanson nouvelle des farriniers, et se chante sur le chant de Martot.
Ce fut dimanche au matin yuececocu roi genain Nous a voulu par brarade Surprendre par escalade.
Il commencèrent à parler, Elles gardes appeler, Disant : ouvrez-nous la porte, Sont des vivres qu'on apporte.
Si sont vivres que avez,
De vers la rivière allez,
\ ous y trouverez les gardes.
Oui vous serreront vos bardes.
TEKT.VTIVE D'ARRANGEMENT (1390). 21
nucr en ceste volonté que jamais , et seais bien considérer qne ce scroit lascheté d'y entendre et le Tray moyen de ruiner les afiaires de la religion. Néanmoins, je vous veux bien advertir, Monsieur , de quelques propos que M. de Villeroy m'a tenus sur ce subject , pour vous supplier que n'en preniez aucun ombrage, et que vous croyiez que je suis homme de bien qui , pour chose du monde , ne ferois jamais rien en cette cause qui soict contraire à la promesse que j'ay donnée. Ledict sieur de Villeroy m'a dict avoir conféré de luy-mesme avec le sieur du Plessis à Noisy (c'est un des plus confidens serviteurs et des plus advisés qu'ait le roy de Navarre ) sur les moyens qu'il y auroit de revenir à la paix , luy remonstrant qu'elle ne se pouvoit espérer , sinon que le roy de Navarre se fist catholique et fust approuvé par l'Eglise. A quoy ledict sieur de Plessis lui auroit respondu qu'il vouloit premièrement estre recognu pour roy de tous ses subjects , et après qu'il se feroit instruire et donneroit tout contentement aux catholiques. Il m'a semblé , pour allentir s'il est possible l'eftort que le roy de Navarre veut faire contre Paris en attendant nos forces, qu'il est expédient de feindre de le trouver bon ; je ne le veux toutefois faire sans vous en advertir , afin de traicter ceste cause qui est connu une, par l'advis de ceux à qui elle touche et à qui je veux perpétuellement déférer la première et