POLICE DE PARIS
Après ces précautions toutes nnlitaires pour que la ville ne fût point surprise, on publia également un nouvel ordre pour la police de la cité. » Règlement que monseigneur le duc de Mayenne, lieutenant- général de l'Estat et couronne de France , a ordonné esire observé en ceste ville de Paris pendant la trêve générale : Desfenses sont faictes à toutes personnes , de quelque parti et qualité qu'il soit, de tenir aucun propos scandaleux au désavantaf;^e de l'union des catholiques, ny user de paroles insolentes qui puissent esmouvoir à sédition , sur peine d'amende arbitraire et punition corporelle. Sont aussi faictes desfenses à toutes personnes du parti contraire d'entrer en ceste ville sans permission ou passeport , à peine d'estre retenu comme prisonnier de guerre. Ceux qui entreront en vertu de permission , seront tenus laisser leurs arquebuses et pistolets au capitaine de la porte, qui ne les rendra sinon au sortir ; et seront iceux forains tenus desclarer leurs noms et le lieu où ils iront loger. Les hosteliers seront tenus porter chîiscun jour à l'eschevin du quartier, les noms, surnoms et qualités de leurs hostes, et pareillement les bourgeois qui retireront en leurs maisons leurs amis ou autres , feront le semblable , sur peine de forte amende. Avant d'entrer, on visitera les chariots , charrettes aux barrières , afiji d'obvier aux surprises. Les capitaines (|ui entreront en garde le matin ferord