‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 176 sur 202 · LE PATILEME^T SUR LA LOI SALIQUE · texte numérisé non relu

LE PATILEME^T SUR LA LOI SALIQUE

quelque acte qui servist à la postérité pour tesmoigner qu'ils n'avoient poiut a])prouvé ce qui se faisoit par violence. Enfin on accorda de desputer quelqu'un avec luy, qui fut un des conseillers de la mesrae chambre , M. de Soulfourt. La première chambre desputa MM. Faycs et Le Prestre. Le vendredy 2!5 juin, lendemain de la Sainct- Jean , les chambres furent assemblées ; et comme l'on commençoit à deslibérer, arriva en la cour M. le président Vêtus, envoyé par M. de Mayenne, qui pria de remettre l'assemblée à lundy , car le dimanche prochain il concluroit la trêve. Et le lundy 28, le parlement s'assembla , et au lieu de parler de la trêve, de laquelle seulement M. de Mayenne pensoit qne l'on dust traiter , on s'arresta principalement sur la nomination d'un roy dont on parloit auv Estats. La cour manda les gens du roy qui , ayant entendu le subject de l'assemblée, prirent, par la bouche de M. Mole, faisant lors la charge de procureur général , leurs conclusions fort généreuses et convenables au subject : « Voyez les principes ! magistrats trèsornés , s'écria Edouard Mole ; je ne disputerai pas si le royaume de France appartient à Isabelle, à Claudia ou bien à Marguerite ; mais je vous exhorterai à conserver intègre la loi salique, corroborée par la vétusté et par tant de siècles , Vous, hommes , choisissez un hoiunie ; saluez un roy et non une royne , et sauvez par vostrc cou-

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rage la France , depuis si long-temps affectée de tant de maladies *. » Et sur icelles , la cour des-

* Voici un fragment du discours d'Edouard 3Iolé :« Non facile dijiidicalur atitor vents et ficliis , nisi incîdat aliquod ejusmodi iempus , ut quasi aiiriim igné , sic ■fidelis benivolentia insigni periculo perspicipossit. Quodà legatis llispattiœ actum est , id jamjam eoriim , regisque ralholici animtim facile probabit, credo. Id omnc studinm , opemni , auxiliares copias , iugens aiiri pondus , et^pollicilus est, et prœslitit: idque non aliovorsum à se péri, quùm ut et disciplina ecchsiastica, et respublica gallicatin nullum detrimentum palerelur , pluribus lilleris et mandalis rredi imperavit. At nunc in regno decernendo filiasua raiionem haberi postulat. Videle , principes, vasque viri ornatissimi , ut qui exteros toties à servitufe liberastis , ope , consilio , juvisiis , vobis adsilis ipsi , prudentinmquc vestram , in rcbus vestris, in vestrâ sainte tnendâ ne desiderari sinatis. Cœlerum , quod proposilis non respondeo , in promptu causa est. Co?ttra negantem principia 7ion esse disputandum ,jamdudum, in animnn induxi meum. Itaque regnum GaUiœ , an Isbelke , an Claudiœ , liberis , an Marqarilce potius dobeatur non disccptabo: sed vos adhortabor , ut legenisalicam , tôt annorum vetusfate corroboratam , tôt judiciis cenfinnatain servetis integram ; vos viri, virutn ; regem , non reginam hahete prœ oculis . et Galliam innumeris vcxatam inorbis virlute vestrâ libérale brevi. « — Bibliot. roy.:)lss. Mémoires de l'Estoile, cot. P. n° 30 ; supplément franc. 1425/^ fol. 130. — Je n'ai pas besoin de dire qu'il ne s'agit pas des 31énioires imprimés.

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