ESPRIT DES ÉTATS-GÉNÉRAUX
•toutes cours souveraines, et rnandons à tous au- "tres juges, tant ecclésiastiques que séculiers, de quelque condition et qualité qu'ils soient, de le faire publier et garder en tout son contenu, selon sa forme et teneur, et sans restrictions ni modifications quelconques *. »
La conduite des Etats-Généraux, dont l'action était ainsi suspendue, ne doit pas être appréciée par le petit nombre d'actes émanés de cette assemblée des provinces. Les pouvoirs sont souveut utiles à une cause, moins par ce qu'ils font que par ce qu'ils empêchent de faire. On a jugé sévèrement les Etats de 1593, parce qu'ils ne conclurent rien; mais n'est-ce point à eux qu'on doit toutes les résistances passives aux intrigues qui se croisaient pour l'élection d'un roi ? Ils ne suivirent pas l'engouement général des populations ligueu.ses, voulant proclamer Ernest d'Autriche, le duc de Savoie et l'infante. Aux exigences impérieuses, ils opposèrent un système qui,- en concédant quelque chose, aboutissait néanmoins à refuser le concours nécessaire à l'élection immédiate d'un souverain étranger. S'ils avaient brusquement repoussé les prétentions de l'Espagne, s'ils avaient heurté la puissante intervention du roi catholique, ils auraient déterminé une crise;
Déclaralion sur la publicatioTi du concile de Trente. — (!olleclioii des Elats-Gcnéraux , 1593.