LES SEIZE A PHILIPPE II
desfense de iiostrc saincte religion, et d'avoir souffert la faim et la mort pliistost que de se soumettre sous la domination d'un roy héréti<[ue; dorénavant tout le mal que pourrons endurer nous sera tolérable sous la faveur et bienveillance de Vostre Majesté, laquelle nous supplions avec l'humilité qu'il convient à ses très-humbles et trèsobligés serviteurs, nous vouloir continuer et proportionner les remèdes que Vostre Majesté jugera indispensables à la nécessité qu'en avons *. » Et les seize quarteniers de Paris joignaient fi cette dépêche un mémoire particulier adressé à Philippe II : « Au roy catholique nostre ])rotecteur; Vostre Majesté nous ayant esté tant bénigne que de nous avoir faict entendre j)ar le très-religieux et révérend père Mathieu, non-seulement ses sainctes intentions au bien général de la religion , mais particulièrement ses bonnes affections et faveurs envers ceste cité de Paris naguère trèsflorissante , maintenant fort désolée , nous a induicts à prendre la hardiesse de luy escrirc pour lui faire recognoissance des estroites ol)ligations que nous luy devons , et pour espandrc en son sein qu'elle nous ouvre connue à ses enfans , nos larmes et douloureuses complaincles. Quant aux obligations, nous recognoissons et confessons devant le ciel et toute la terre, qu'avec l'assistance
' Archives de Simancas, cot. 071'^''.