L.\ LICIOE. — ANJOU ET MAINE
promesse que Vostre Majesté m'a faicte, et le tout sera employé pour la manutention de la religion catholique et le service du magnanime roy d'Espagne *. »
Le duc de Meroœur avait raison de prévoir ce soulèvement des provinces d'Anjou et du Maine. L'envoyé auprès des braves Bretons, don Mendo de Ledesma , écrit à Philippe II : « Pierre de la Gonnière , député des provinces d'Anjou et du Maine , et le sieur de Bois-Dauphin , gouverneur d'icelles, annoncent que lesdictes provinces et gouverneurs recognoissent pourcejourd'huy qu'il n'y a roy en France, ni autre seigneur que Vostre Majesté , sous la protection de laquelle s'est conservé jusqu'à présentée qui reste de pays catholiques audict royaume. Ils viennent à Vostre royale Majesté, comme à leur unique protecteur et seigneur, la supplient en toute humilité de leur faire grâce et faveur de secourir ces deux: provinces, tyrannisées par l'ennemy, de deux raille soldats espagnols à pied et deux cents chevaux , lesquels , avec autres raille soldats de pied
' Archives de Simancas , cot. B 65. Les papiers concernant les affaires de Bretagne { huit ou dix paquets ) renferment les négociations entre le duc de 3Iercœ;ir , Pliili])i)t! et son envoyé dans cette province. L'envoyé en Brelagni; était don .Mendo de Ledesma; don Juan de Laguila commandait les troujics.