ANABAPTISTES EN ECOSSE
Lorsque les princes de Sinalkalde s'en plaignirent, Henri VIII répondit comme François l*"" ; « Ce sont des hommes hardis qui ne viennent pas seulement prêcher des opinions, mais menacer la paix publique *. » Ce reproche jfénéral adressé au\ luthériens se rattachait à la confusion qu'on faisait souvent de la révolte anabaptiste avec l'école philosophique de Luther. Il était rare que les princes distinguassent parfaitement ce qui séparait les deux doctrines, l'une turbulente par ses principes, l'autre par ses actes. En Angleterre la réforme des idées religieuses se mêlait aux souvenirs de Wiclitf et de John Bull , à ces troubles de populace et de serfs des champs qui avaient agité Londres dans les quatorzième et quinzième siècles. Henri VIII avait dans son caractère , par suite d'un sanglant et petit esprit d'école, ce système d'échafauds et de persécutions théologiques ; il frappait les protestans comme il avait proscrit les hdèles de l'Eglise romaine.
Quelles que fussent ses précautions , la réforme pure et la secte des anabaptistes s'étendaient se-
The gospel doth deny
The king to be suprême head.
(Forest, le moine, cet infâme menteur, renie l'Evangile et la suprématie «lu roi.)
* 11 y eut j)oiirUuit un (raitô entre Henri VIII et la dilate de Suialkaldc.