‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 104 sur 234 · MOUT DU DUC D'ANJOU · texte numérisé non relu

MOUT DU DUC D'ANJOU

d'un bel apannge, d'une royauté aussi puissante que celle de son frère; et il s'en retournait sans fortune de chevalerie , perdant en quelque sorte toute considération de chef de parti. Les huguenots n'en voulaient plus; ils se groupaient fiers et haut autour du roi de Navarre, moins étourdi auv batailles, capitaine dur au mal et au métier des armes : le duc d'Anjou mourut à son retour. On parla encore de poison , de moyens secrets et criminels pour se débarrasser d'une vie qui alors pourtant ne pouvait nuire à aucun parti. Son

estant par elle embrassés et secourus selon qu'ils l'en requièrent. Et quand il aura esté de ce bien informé par asseurance qu'il en retirera d'eux par escrit en forme probante, M. des Primeaux s'informera si les ^^o^inces-Unies et les principales villes d'icelles auront mesme volonté et intention , et en tirera aussi un escrit en forme probante. S'enquerra soigneusement ledict sieur si par la mort de M. le prince d'Orange il n'est point survenu de retioidissemeut en plusieurs qui se voyent despourvus d'un si prudent chef, perdant courage de continuer la guerre et ont volonté et intention de se réconcilier avec le roy catholique. Et M. Des Primeaux dira et asseurera auxdicts Estats-Généraux que , après que Sa Majesté sera esclaircie de ce qu'elle désire sçavoir de cette affaire , elle les résoudra au plust lost ([ue faire se pourra de «a volonté et intention sur leurs offres, et le fera avec toute la sincérité , candeur et franchise avec laquelle elle use en tous ses dcsportemens. » Portefeuilles Fontanicu; n"' 3.58 359.

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