MOUVEJIENT DE LA LIGUE
berté à un chascun d'y faire ses doléances *. » C'étaientlà les plaintes qui avaient appelé à toutes les époques le concours du peuple. Unité catholique, privilège de la gentilhomnierie, abolition d'impôt, prérogatives du parlement, périodicité et liberté des États-Généraux , n'était-ce pas })Our ces griefs que vingt fois on s'était levé dans les guerres, toutes appelées du bien public?
Les chefs de la ligue ajoutaient pour chacun d'eux des stipulations particulières pour s'assurer les dignités des batailles ; « le sieur de 3Iayenne devait être colonel de l'infanterie française ; l'avant-garde était confiée à monseigneur de Guise ; M. de Nevers se chargeait de la guerre , lequel a déclaré toutefois qu'il ne voulait point s'en mêler, qu'il n'ait la bulle du pape pour l'attacher au bout de ses lances **. «
Quand il s'agissait d'acquérir un nouvel adepte, im bon bourgeois, et de le jeter dans les intérêts de la ligue, il n'était sorte de pratiques qu'on n'employât ; et maître Nicolas Poulain , lieutenant
* « Déclaration des causes qui ont mû monseigneur le cardinal de Bourbon et les pairs, princes, sei;;neurs, villes et communautés catholiques de ce royaume de France de s'opposer à ceux qui partons moyens s'efforcent de subvertir la religion catholique et l 'Estât; donné ù Pcroane , le dernier jour de mars 1585. »
** Déposition du sieur Devillefallier sur les [irojets de la ligue. Biblioth. du l'ioi , mss.' de Céthune , n" 8756, fol. 69.