‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 182 sur 234 · BATAILLE DE COUTRAS · texte numérisé non relu

BATAILLE DE COUTRAS

Dans cette position des batailles, un point était nécessaire : Henri de Béarn était à la tête d'une brave chevalerie, peu nombreuse, mais bien autrement martiale, dure auv fatigues, que l'armée du roi qui lui était opposée en face, sous les ordres du duc de Joyeuse. 11 fallait même se hâter de profiter de l'ardeur guerroyante des gentilshommes. On se rencontra près de Coutras; et ici je laisse parler un vieux huguenot qui assista à ce haut fait d'armes de la châtellenie béarnaise sous les ordres de Henri de Navarre : « M. de Joyeuse ayant quelques jours costoyé l'armée du roy de Navarre, sur Tadvis qu'il reçoit de M. de Matignon de s'emparer de Coutras , bourg et chasteau (point important, à cause de sa situation , à la facilité du passage) , s'avance en diligence pour ceteffect; prend sa place de bataille au lieu le plus avantageux qu'il peut choisir, à demi-lieue dudict Coutras. Le roy de Navarre fut dès le grand matin adverty de ce préparatif, monte à cheval, met son armée en bataille , fait placer son artillerie à la teste, si commodément que toutes les pièces servirent; ayant résout les siens au combat (qu'il trouva pleins d'ardeur et de dévotion), fit faire la prière à Lieu de troupe en troupe. Finalement M. de Joyeuse, suivi d'un gros de cavalerie , et ayant à sa droicte et à sa gauche deux Ion" gués haies de gendarmerie , s'avança furieusement et vint à la charge, pour la meslée générale. IV. 2o

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