L'ESPAGNE. — LES FATS-BAS. — L'ANGLETERRE
riiilippe II à San-Loienzo. — Surveillance de riiéiésie , — Rapports diploiuaticiues avec la France. — Elisabeth d'Angleterre. — Question des Pays-Das. — Correspondances. — Propositions au duc d'Alençon. — Question de son mariage avec Elisabeth. — Changement dans la politique anglaise. — Projet de Philippe II pour Marie Stuart. — Don Juan d'Autriche. — Le duc d'Alençon dans les Pays-Bas.
La nouvelle paeification eoncluc avec les liu- {yueiiols avait retenti dans l'Europe catholique ; Philippe U CM rc(;ut la nouvelle par une dépêche
niILIPPE II A SAN-LORENZO (1577—1578). 87
spéciale de son ambassadeur à Paris * ; il s'écria : « La foi est désormais incompatible avec cette maison de Valois ; il faut se pourvoir ailleurs **. » Plus que jamais le roi d'Espagne imprimait à toute son administration dans la péninsule un caractère absolu d'unité et de soumission. San-Lorenzo, palais de silence et de pouvoir , voyait l'active cor-
* Catherine de Médicis écrivait au roi d'Espagne sur cette paix : 0 Monsieur mon fils ; je n'ai \oulu laisser passer cette occasion pour vous escrire et vous advertir de ce qu'il a plu à Dieu me faire la grâce de remettre mes enfans en bonne amitié et ce royaume en paix, chose que je m'asseure aurez à aussi grand plaisir comme le requièrent l'amitié et alliance qui est en Vostre Majesté et nous; el aussi la prier ne trouver estrange si j'ai esté quelque temps sans escrire à Vostre Majesté. Car l'ennui que les choses passées m'ont donné et aussi le travail et povreté que j'ay eu à estre esloignée assez long-temps du roy mon fils pour aider à remettre le repos en ce royaume et l'union entre eux, dont cela a esté la seule occasion et non que je n'aye la mesme volonté pour Vostre Majesté. Si se présente l'occasion de luy faire cognoistre que je n'ay en rien diminué le desir que Vostre Majesté me tienne pour celle que je luy ay toujours esté et en mesme volonté de la servir quand l'occasion s'en présentera. Il Archives de Siinaiicas. B. 40".
** Henri III et Catherine de Médicis s'étaient hâtés d'en- \oyer une ambassade spéciale à Madrid. Le 17 novembre 1577, Henri III écrivait au roi d'Espagne : « Nous avons faict élection de M. Jules Grassot, nostre conseiller et secrétaire de nos finances, pour vous dcsduire et représenter aucune