‹ Histoire de la reine Blanche, mère de saint LouisChapitre 28 sur 49 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

(Page 68.)

(57) Les titres de comte et de duc lui sont indifTéremraent donnés par les auteurs.

(.58) Matthieu Paris, ouvrage cité.

(59) La Vie de saint Louis, par M. l'abhé de Choisy, in-4», Paris, 1689, p. 5.

(60) Histoire de saint Louis, IX^ du nom , roy de France , écrite par Jean, sire de Joinville , sénéchal de Champagne. Paris, 1.508, in-fol., p. 15.

(61) L'alibé de Choisy, dans sa Vie de saint Louis , en énumérant les personnages qui se trouvèrent au sacre, dit: < Le comte de Champagne y voulut venir aussi , mais on lui manda de ne s'y pas exposer. Toute la noblesse était persuadée qu'il avait fait empoisonner le roi Louis VIII, et la chose était encore trop fraîche |)Our que sa vue ne fil pas horreur à tous les bons Français. On l'accusait aussi, et même il en faisait vanité, d'avoir pour la reine des sentiments qui allaient plus loin que l'estime. » (P. 9.)

Filleaii de la Chaise, auteur de V Histoire de saint Louis , que nous avons déjà citée, dit aussi: « Il ne tint jias mêiiie au comte de Champagne qu'il ne s'y trouvât , et ses gens lui avaient déjà marqué

deslogisdans la ville, dont il n'étaitplus liii-nx^me qu'à dfux lieues. Mais sa reiraile au siège d'Avignon el l'allentat dont on l'accusait, l'avaienlrendusiodieux, que, fie l'avis (le toute la cour, le jeune roi et Blanche ordonnèrent aux magistrats de faire déloger ses gens, qu'on lui déiendil à hii-niënie d'approcher davantage, et qu'il y eut ordre d'assembler les communes pour l'en empêcher. Les grands seigneurs, ou comme on parlait alors, les barons, lui mandèrent aussi de leur chef qu'il eût à sp retirer, et qu'il se gardât bien de faire de nouvelles fortifications dans ses places, s'il ne voulait voir toute la Fiance s'armer contre lui. Aussi Thibaut prit-il le parti de se retirer, mais avec des sentiments de dépit et de vengeance qu'il est aisé de s'imaginer, et qu'il poussa même aussi loin qu'il en fut capable. « (Tom. I, p. 58-59.) , , .

Ce roman, qui n'est appuvé sur nen , a ele réfute plus haut. Thibaut n'alla pas au sacie parce qu'il se mit du parti de la ligue, dont le but était d'eiilevi-r la rfgence à la reine. Les grands du royaume ne traitèrent point Thibaut comme le racontent ces deux auteurs, puisqu'ils lui avaient écrit affrducusemeni pour l'inviter, lui leur ami , à la solennité du sacre de Louis IX. Nous renvoyons les lecteurs à notre chapitre V; nous ne saurions trop leur laire remarquer combien une erreur entraîne d'autres erreurs à sa suite dans le domaine de l'histoire, et fausse la physionomie d'une époque. , . .

(62) Etienne Leblanc dit qu'alors la reine Blanche se trouvait a Paris , et que c'est à elle que s'adressa Louis pour avoir du secours, lorsqu'il se fui retiré en grande hâte à Monlihéry. {Gestes de la royne Blanche . fol. 4. el 5.)

(t)3) Blanche , etc. , par le baron d'Auteuil, liv. ii, p. "8-71.

(64) HUiuÏTC litirrairc de la France, commencée par les Bénédictins deSainl-Maur, tom. XVI, p. 33.

(65) Bulla canonizalionis S. Ludovici.

(ti6) Guillaume de lieaulieu. — Joinville.

(67) Voyez les Hollandisles, tom. V du mois d'août, p. 290.

(68) Fiileau de la Chaise, Histoire de saint Louis, tom. I, p. 83-86.

m)[dem,ibid., p. 88-89.

(70) Les Gestes de la royne blanche , fol. 5-8.

(71) Leblanc écrit: Chanlossaulx. Le nom de cette ville, dit M. La Martinière, devrait s'orthographier : Château- Ceaus {Grand Diclionnaire qeoyraphique).

(72) Les Gestes de la royne Blanche , fol. 8-9.

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