SM HISTOIBR DE LA RÉPUBLIQUE
l^ctoB Hugo, MM. Bérenger, BertMtldct deLa- ■hêuimje eombaUireAt par des raisoM divenes la ^MfliUB»^opo«ée. Jules Simon prit part A iadiscu»mom. S*a discoure était 1« développement d& ta réponse à la lettre de M. le Maréchal de Mac- Uâhon. C'est oeque ne manqua pas d« Eairc res- ■ttMtsrH. firunet, ministve de l'Instruction pi^lique, A ()ui iwHMQlM, en même temps qu'à M. de firoglie, te soin de défendre au Sénat les projets du gouveriMmeot- Finalement par 149 voix contre 130 le SëoAt émit l'eris fa>n}rable que lui demandaiit le Maréchal, et qui était ainsi conçu :
a Vu le messagede M. le Président de la Bépubliu que ea date du 16 juin, par lequel il fait connaître »a«Sénat&onintenLion dedissoudrela Chambre des adcputés. et lui demande l'avis prescrit pa'T l'arn ticle 6 de la loi sur les pouvoirs publics, le Sénat s émet un avis conforme A la proposition du Piési- B dent de la R^ublîque. <>
Cependant le décret de dissolution nepftrutpas le lendemain même à VOffinel. On se demandait sr le gouvernemeot n'entendait pas en ajourner quelque temps encore la publication. Déjà les journaux de J)Doit0 S;'io^tienteient, et reprochaient au cabinet -«es lesteura. Le décret fut enfin inséré le 35 juin,.ert -ta.jour même, à la Chambre des députés, M. de -ÏMirtou faisait en même temps, au nom da gottvemement, une-déclaration qui n'était qvelftpam- 4iibiA$e^du projet de résolution lu au Sénats De son côté, M. Gaillaux déposait une proposition qui
avait pour but de faire voter sans désemparer la loi des coatributioDs directeSi tant il était, dès ce iboaaeat, certain qu« la Cluinbre allait être ^sMoile, et qatt la preeliain« Chambre m aérait ki ^m fci' ràuoieà temps povrque les G<Miaeils ^nâ^««fa«MUt, à lear sestion d'aoât, leur traVaii de i^partitMh.
A l'ouverturBdelaaéatice delaGhambre-d«8S jaHi> Grévy donna lecture du décret de dissolution ; mais auparavant, il prononça les paroies suivmtik :
a Avant de donner connaiaaance de la cofumuai' cation qu« j'ai reçue, je veux rweroiw ungd w nièrt fcàs la Chambre du grand honnenr <fu'elta »'• Mt^ et de la bienveillance qu'elle m'a témtti^aèei. tae' jmySy devant Icqml elle va retourner, dira bienU>t que, dam aa tmp coarte carrière, elle n'a p« eelW un seul jcHir de bien nénter de la Franoe 0I de llr République. »
Grévy, en deux mots, se solidarisait ainsi avec li parti républicain ; il condamnait le 16 mai ; et lai aussi, il faisait appel au pays. 11 avait le don de ces courtes harangues, en style lapidaire, dont chaque mot renferme tout un programme. Il les disait avec une autorité singulière; et, cette Fois, les circonstances du jour leur avaient donné un sens très défini, qui fut saisi par tout le monde. Rentré dans le rang, comme nous tous, il gardait, sang le prendre, son titre à la direction du parti républicain tout entier.
Au Sénat M. le duc d'Audi ffret-Pasquier lut un décret aux termes duquel la Haute Assemblée était prorogée jusqu'à la réunion de la nouvelle Chambre.
A partir de ce moment, la période électorale était ouverte.
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C'est cette dernière bataille et ses suites qu'il me reste à raconter. Ce sera le sujet du dernier volume que je me propose d'écrire et qui conduira le lecteur, si j'en ai le temps, jusqu'à l'élévation de Grévyà la Présidence de la République.
Les diverses périodes, dont j'ai fait jusqu'à pré-, sent le récit, remplissent l'existence du Régime que l'on pourrait appeler la Républiiiue conservatrice : celle qiie M. Thiers, mesamis et moi nous avions voulu fonder.
A partir du jour où M. Jules Grévy entra & l'Élysée, on peut dire que cette ère fut close ; et que celle qui allait s'ouvrir a mérité un autre nom.