‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 28 sur 109 · LIVRE I^PÉTITIONS · texte numérisé non relu

LIVRE I^PÉTITIONS

comme seule souveraine^ ne supposant pas même Texistence d'une autre Chambre^ et ne prononçant pas le nom du Protecteur. L'appui ne leur manqua point dans Tintérieur de la salle : a Je demande qu'ils soient admis^ » dit Nevil; « ce sont d'honnêtes figures^ d'anciens amis.» — a Je suis charmé^ » ajouta le capitaine Baynes^ a de a voir le peuple reprendre en affection ses représena tants. » Haslerig/ Lambert, Scott, Ludlow voulaient qu'on leur adressât des remerciments; mais la majorité ne s'y prêta point ; elle se montra même ferme et rude : a Parce que trois ou quatre personnes attendent à la a porte, » dit M. Disbrowe, a suspendrons-nous les a affaires dont nous sonunes occupés? » — a II y a de la c( tyrannie dans la liberté conune ailleurs, » dit M. Swinfen ; « je n'ai nulle envie d'encourager cette liberté qui <( ne nous laisse, à nous, point de liberté. » Le 9 février, au lieu d'admettre les pétitionnaires, on chargea trois membres d'aller leur dire que la Chambre lirait leur adresse quand elle aurait terminé sa délibération. Le 15, la proposition de leur voter des remercîments fut rejetée par une majorité de cent voix. Le 16 avril, la Chambre leur fit répondre « qu'elle avait lu leur adresse, « qu'elle leur témoignait son mécontentement des a outrages qui s'y trouvaient contre les magistrats et a les ministres de la religion, et qu'elle leur ordonnait a de retourner chez eux, de vaquer à leurs affaires, et « de se soumettre aux lois et aux autwités de leur a pays. » Le temps n'était plus où la multitude, par sympathie ou par menace, régnait dans le Parlement,

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