LIVRE IL— SAINT-JOHN ET TUURLOE
vaient fréquemment^ soit pom* le consulter^ soit miii[uement pour se maintenir en bons termes avec lui. La Chambre^ en s'en méfiant^ le ménageait comme un appui nécessaire, et il la servait sans lui appartenir^
Les plus intimes conseillers de Cromwell, Saint-John et Thurloe, ne furent pas plus intraitables que ses fils : a Expliquez-moi, je vous prie, demandait le chancelier a Hyde à H. Broderick % comment U se fait que Saintc John conserve son crédit auprès des gens qui sont c maintenant en pouvoir, civils ou militaires ; est-ce que c Thurloe passera par la même porte ? Je ne comprends c pas que lui, qui est encore en danger d'être excepté c de Tamnistie, soit en même temps employé dans les c plus grands secrets du gouvernement, car j'ai des « raisons de croire qu'il se mêle autant que jamais des « affaires étrangères. » Les soupçons de Hyde étaient fondés; les chefs républicains, tout en laissant Thurloe en crainte que la réaction contre les serviteurs de l'usurpateur ne vînt le frapper, avaient recours à lui pour les affaires étrangères, et il continuait en effet de les diriger, s'en entretenant habituellement avec Yane et Scott, écrivant i)Our eux des dépêches, mettant à leur service ses relations secrètes au dehors, à Paris, à Bruxelles, à Madrid, gardant seulement cette réserve qu'il ne leur
< Joumali of the h. ofC-, t. VII, p. 658, 670, 677, 680;— Pari. hiitn t XXI, p. 414, 426 ;— Thurloe, State-Papers, t. VII, p. 669 ; —Baker, Chronicle, p. 705; — Gumble, Monk's Life, p. 98-102;— Morik, Étude historique^ p. 65 ;— Bordeaux à Maxarin , 26 juin lj659 iJ)oowmvfiU'hMion(^t^ n^ XXXIX).
*Lo 4 juin 1659.