LIVRE II.— CHARLES II EST PRÊT
Depuis quelque temps déjà, Charles s'était mis, avec un abandon plein de hardiesse et de bonne grâce, à la disposition de ses amis : a Dès que vous serez, » leur écrivait-il le 16 mai, « en possession de quelque place a où vous puissiez vous défendre, ou bien réunis en c( corps pour combattre Tennemi, au premier avis que a vous m'en donnerez, je ferai toute la diligence imagia nable pour me transporter au milieu de vous avec les a forces que j'ai ici, et qui seront bien au moins de « 2,000 hommes.... — Je ne suis pas mauvais ménager a du peu d'argent que j'ai^ et qui est moins que ne a l'imaginent mes amis, » disait-il à Hordaunt un mois plus tard; a mais je trouve très-simple et j'approuve a que les personnes qui, pour me mettre en état de faire a une entreprise, veulent bien me fournir la grosse a somme de vingt mille Uvres sterling, désirent être (( sûres qu'elle ne sera pas employée à autre chose. Je a serai donc fort aise qu'en m'envoyant cet argent, elles a envoient aussi, ou qu'elles choisissent ici, quelqu'un a qui sera chargé de le débourser, selon mes directions, a dans l'unique but de nous procurer des vaisseaux, des a armes et tout ce qui doit servir à notre dessein. » Et quinze jours après* : « J'ai lieu d'espérer qu'à la conclua sion du traité qui se négocie en ce moment, aux Pyré- « nées, entre la France et l'Espagne, je recevrai de là
ReheU.y 1. xvi, c. 22-27, 32; State-Papers, t.UI, p. 489, 490, 492, 509, 518, 616, 524;— Baker, Chronicle, Tp.lObi^Bordeauœ à Masarin, 31 juillet, 7 août ]659 {Documents histofiqueSf ii«XLV).
t Le 20 juin 1659.
> Le 4 juillet 1659.