‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 104 sur 116 · LIVRE HUltiÈMK. (16Û7-16W · texte numérisé non relu

LIVRE HUltiÈMK. (16Û7-16W

dans les traits du roi ; il s'assit. Bradshaw reprit la parole :

« Messieurs, dit-il, il est bien connu de tous »qu6 le prisonnier ici à la barre a été plusieurs » fois sffinené devant la cour pour répondre à une » accusation de trahison et autres grands crimes » présentée contre lui au nom du peuple d'Angle* » terre... »

c< Pas de la moitié du peuple I s'écria la même » voix qui avait répondu au nom de Fairfex : oti » est le peuple ! où est son consentement? Olivier » Cromvrell est un traître. »

L'assemblée entière tressaillit : tous les regards se tournèrent vers la galerie : « A bas les p.....!, » s'écria Axtell. Soldats, feu sur elles ! » On recon* nut lady Fairfex (*).

Un trouble général éclata; les soldats, partout répandus et menaçants , avaient grand'peine à le contenir. L'ordre enfin un peu rétabli , Bradshaw rappela le refus obstiné qu'avait fait le roi de répondre à l'accusation, la notoriété des crimes qui lui étaient imputés, et déclara que la Cour, d'accord sur la sentence) consentait cependant)

<*) Staie-Trials^ col. 1150 : déposition de sir Purbeek Tfsmple. — Whildocke, p. 336. Cest par erreur qu'il rapporte cette scène à la séance du 22 janvier.

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avant de la prononcer; à entendre la défense du prisonnier, pourvu qu'il renonçai à contester sa juridiction.

tt Je demande y dit le roi y à ôtre entendu dans la » chambre peinte , par les lords et les communes , » sur une proposition qui importe bien plus à la )» paix du royaume et à la liberté de mes sujets qu'à » ma propre conservation. »

Une vive agitation se répandit dans la cour et dans l'assemblée : amis ou ennemis , tous cher* chaient à deviner dans quel but le roi demandait cette conférence avec les deux chambres, et ce qu'il pouvait avoir à leur proposer. Mille bruits divers en couraient ; la plupart semblaient croire qu'il voulait o^ir d'abdiquer la couronne en ia* veur de son fils. Mais, quoi qu'il en fût, Tembarras de la cour était extrême : le parti, malgré son triomphe, ne se sentait en mesure ni de perdre du temps , ni de courir de nouveaux hasards ; parmi les juges eux-mêmes, quelque ébranlement se lais* sait entrevoir. Pour éluder le péril, Bradshaw soutint que la demande du roi n'était qu'un artifice pour échapper encore à la juridiction de la cour; un long et subtil débat s'engagea entre eux à ce sujet. Charles insistait toujours plus vivement pour être entendu ; mais à chaque fois les soldats

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