‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 40 sur 291 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Jean-Luc-Anthelme Mollet.

Marc Bqyer.

Joseph Costaj.

Joseph Rampin.

Anthelme Belmont.

Joseph Morand.

Claude-François Baillod.

Toussaint Roche.

Joseph-Louis Cellier.

Paul Blanc.

Charles Gargoux.

Antoine Titu.

Jean-Nicolas Dony.

Joseph Rhode.

Pierre Dufford.

Louis Perrin., prêtre.

François Parrat. A BELLEY, de l'imprimerie de Jean-Baptiste Kin-

DELEM, 1793 (l).

Ces pestiférés, ces ennemis de la République, venaient cependant de faire un appel pressant et pathétique à la générosité de leurs concitoyens en faveur des malheureux soldats bugistes qui, sans chaussures et mal vêtus, défendaient la République sur nos frontières (2).

Un des premiers de la liste des pestiférés, Claude-Anthelme Dumolin, receveur du district, voulut justifier son patriotisme et fit imprimer une longue adresse à ses concitoyens sur une affiche en papier jaune. Nous en citerons quelques passages. Tout en plaidant pro donio siia^ M. Dumolin défendit tous ses confrères du Temple de la Liberté.

(.) Affiche. - Ph. L. D.

On remarquera que l'imprimeur figure lui-même sur la4iste des pestifér.s.

(:;) La Société des amis de la liberté et de régalité séante à Bdley à sesfrères du district. Belley, 1793, affiche. — Ph. L. D.

Cette affiche est signée ; Dumolin, secrétaire.

68 treizième époque.

Le citoyen Dumolin Receveur du district à Belley

A SES concitoyens.

Citoyens,

Un arrêté du Comité de surveillance de cette ville, imprimé et distribué avec profusion, en me rendant suspect à vos yeux, m'impose la nécessité de ne pas garderie silence. C'est à vous, mes concitoyens, que je dois la déclaration de messentimens; je vous la dois authentique parce que c'est d'elle que dépend votre confiance. L'homme qui n'a rien à se reprocher, ne craint point de se montrer....

J'ai appartenu à la Société des Amis de la liberté et de l'égalité, séante au Temple de la liberté ; j'y ai, comme d'autres citoyens, énoncé mes opinions avec courage, sur les moyens de fixer la République et de concourir au bonheur du peuple....

Cette société, si calomniée aujourd'hui,... je l'ai vue se lever avec un enthousiasme patriotique, lorsqu'elle prononça le serment solennel de maintenir l'intégrité de la République, et de ne jamais souffrir qu'elle fût divisée en parties fédérées. J'ai vu de sa part le même élan, lorsqu'elle rejeta la proposition qui lui était faite d'adhérer à la mesure subversive de l'unité et de l'indivisibilité de la République, que le département, joint aux députés des districts, avait adoptée en convoquant les suppléans à Bourges. Je l'ai vue, avec le même enthousiasme, jurer avec moi, lorsque je prononçai les discours funèbres de Lepelletier et de Dampierre, d'être libre, d'abhorer les rois, d'exterminer les tyrans, d'affermir l'unité de la République, de ne jamais rien faire qui ne fût conforme aux

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