CHAPITRE VU
O'Connel^ Irlandais.
Jacque-Benoît Cham-
bre.
Jannet fils.
ig.
Midan, prêtre.
Bonnot-Brossard^
nivoley.
O'Brien, prêtre.
La Bévière.
La citoyenne La Bé-
vière.
Pierre Moitié^ curé de
Chevroux.
Barrachin.
Grand.
Claude Jacqiiemet, prê-
tre.
Christin Emos.
Villaitme.
Bon, prêtre (nom rayé).
Alesmonière.
Perruquet cadet.
Ojanam^de Chalamont.
Philibert Solan.
Laurent Raymond.
Benoît Martinière.
Richard Strabatte.
Rousset^ ex-chartreus.
Duhaget, ex-chartreux,
Pierre Abraham., exchartreux.
Charles Giierchain, exchartreux.
Raffet Antonin,
Garât, bernardin.
Claude- Berîholon^ prêtre.
V la date du 10 frimaire, M. de la Teyssonnière mentionne dans son manuscrit une requête de M. Alesmonière (aïeul maternel du chevalier Ah.xandre Riboudj', et à cette occasion il évoque un souvenir personnel sur le dénuement des familles les plus favorisées de la fortune.
Le 10 frimaire an II, dit-il, Alesmonière avoit demandé iaux officiers municipaux de Lent une levée de scellés [prcvisoire pour que sa femme et ses enfans pussent prendre des provisions chez lui. Il étoit détenu aux Claristes; les brutes refusèrent; il adressa au directoire du district
l36 TREIZIÈME ÉPOQUE.
une demande pour que l'on délivrât du linge à sa femme et à ses enfans pour les vêtir, et 24 coupes de bled, 4 coupes de gros bled, 2 de sarrasin pour les nourrir.
Ceci, ajoute l'honorable historien, peut être pris à la lettre. J'ai vu en brumaire an III l'état de misère de mes parens et amis, lorsque je suis venu les voir en revenant d'Auxerre où j'étois caché. Il falloit s'industrier pour avoir de la chandelle, du poisson, du pain. Je revenois après huit ans d'absence ; on ne put mieux me vêtir qu'en m'abandonnant un gilet et un habit de mon grand père, échappés au pillage. Cela étoit général.
Des exemples non moins remarquables de la détresse des familles riches, nous seront fournis plus tard par le Jeune Duport de Rivoire, placé chez un vannier comme apprenti, et par le jeune Varenne de Feuille, recueilli et nourri par- une femme du peuple. (Voir au tome V une note relative au château de Rivoire, ch. V de la XVI^ Époque.)
Le 1 1 frimaire fut un jour néfaste pour les membres du Comité central de surveillance. Trois lettres ou plutôt trois tuiles leur tombèrent sur la tête et brisèrent leur association malfaisante. Ces trois lettres, transcrites sur le registre du comité, sont datées de Paris, 7 frimaire, et signées par les représentants du peuple, Reverchon, Deydier et Gauthier.
Reverchon explique très nettement aux membres