CHAPITRE PREMIER
Arrête qu'il persiste dans son arrêté du 27 mai dernier ;
Arrête en outre qu'il adopte la seconde proposition faite par les commissaires du département du Jura, et qu'en conséquence, il sera député près la Convention nationale des membres du département de l'Ain, qui seront chargés de concerter avec les commissaires des autres départemens, une adresse dont les points et la rédaction seront déterminés par le vœu du plus grand nombre des commissaires ;'
Que les commissaires du département de l'Ain insisteront autant qu'il sera possible et convenable, pour que l'adresse contienne la demande formelle de convoquer incessamment les assemblées primaires ;
Que le présent arrêté sera imprimé et envoyé à la Convention nationale, au pouvoir exécutif, aux quarante-huit sections de Paris, à tous les districts et municipalités du département : qu'il sera en outre adressé, conjointement avec l'arrêté du 27 mai, à tous les Conseils des départemens de la République, lesquels sont invités à faire connoître, dans le plus bref délai, leurs vœux à l'administration du département de l'Ain.
Les signataires de cet arrêté sont MM. Joseph Pagès^ président, Tardy, vice-président, Morand, Martino7i, Billon, Barberat, Peysson, Lescallier^ Grumet, Joiirdan, Perret^ receveur, Perret^ de Saint-Benoît, Balleydier, Pitet, Duhaiîieî, procureur-général-syndic, et Brangier, secrétaire (i).
(i) Arrêté du Conseil général du dépt. de VAin, portant qu'il sera député des commissaires près la Convention nationale. Du ^ juin lygS, ^ran 2' de la République française. Bourg. 4 p. in-4*. — P'.i. L. D.
Manifestation de la Société populaire. — • Le 2 juin, la Société populaire de Bourg et divers citoyens adressèrent de violentes remontrances à la Convention. Cet écrit a cela de remarquable qu'il fut signé par plus de 260 citoyens de toutes conditions, bourgeois, fonctionnaires, artisans, nobles et prêtres. C'est là un témoignage incontestable de l'horreur qu'inspiraient à tous les partis, les ennemis de l'ordre social. L'adtiésion de quelques futurs terroristes, personnages sans conviction, faisant volontiers chorus avec le parti dominant, ne prouve rien contre cette courageuse protestation. Nous la citons in extenso comme un glorieux souvenir de notre cité :