CHAPITRE II
pas émigré, mais que depuis plusieurs années, par raison de santé ou d'agrément, il passait l'hiver à Nice.
La ville de Bourg attendit le 4 novembre pour fêter la conquête de la Savoie. Comment cette fête, ordonnée le 28 septembre par la Convention, futelle ajournée à plus d'un mois? Le registre des actes du Directoire de TAin va nous en révéler la cause.
A la séance du 7 novembre, AL Tardy, vice* président, ému des plaintes de plusieurs districts, exposa que, sur 221 lois reçues depuis le 3o septembre, 178 seulement avaient été expédiées, le 28 et le 3o octobre, aux districts de Bourg et de Pont-de-Vaux, et 52, ni plus ni moins, le 28 octobre, aux sept autres districts. Le Directoire invita le Procureur-général-syndic à plus d'exactitude et lui prescrivit de rendre compte, tous les huit jours, des envois effectués. AL Duhamel se défendit comme il put, c'est-à-dire assez mal ; et sa justification, écrite de sa main sur le registre, lui valut encore une fâcheuse réplique, consignée à la séance du 8.
La municipalité de Bourg ne reçut donc le décret Ide la fête qu'un mois après sa date. Mais, comme Iradministrateur en défaut était un de ses bons
ires et amis, elle s'abstint de toute réflexion
Ht NEUVIÈME ÉPOQUE.
désobligeante, et déclara, au contraire, comme on va le voir, que tout était pour le mieux.