‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 114 sur 217 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

2l8 CINQUIÈME ÉPOQUE.

Il se trouve présentement à la maison : neuf ânées de froment ou i8o coupes^ 24 coupes de seigle, provisions pour au moins i5 mois; 12 coupes de blé noir, 24 à 25 de navette, et provision d'une année en huile, bois, etc.

J'ai emporté avec moi..: (détail en or, argent et assignats de la somme qu'il emporte et de celle qu'il laisse à M"'" Riboud, sans compter les fermages qu'elle touchera).

Mes affaires sont toutes réglées avec mes tantes, mon oncle et ma sœur. J'ai soldé toutes les dettes de mon père (mort le 9 février 1791), et payé généralement toutes les dépenses jusqu'au jour du départ, auquel celui du retour ne succédera jamais assez tôt pour mes vœux particuliers, quoique je ne calcule pas mes sacrifices pour la chose publique. Mon départ en est une preuve que tous mes concitoyens peuvent apprécier s'ils me connaissent.

Les trois députés de Bourg, Belley et Nantua, partis le 26, arrivèrent à Paris le 29, et assistèrent à la dernière séance de l'Assemblée nationale constituante. M. Riboud nous en rendra compte dans le prochain chapitre. Faisons connaître, en attendant, le jugement sommaire porté sur cette Assemblée par Bertrand de Moleville :

Ainsi se termina, dit-il, cette Assemblée coupable, dont la vanité, l'ambition, l'ingratitude, l'ignorance et l'audace ont renversé la plus ancienne, la plus belle monarchie de l'Europe, et rendu la France le théâtre de tous les crimes, de toutes les calamités et des plus horribles catastrophes. Ces représentants infidèles pourront-ils jamais se justifier aux yeux de la Nation d'avoir aussi indignement, aussi

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