‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 149 sur 217 · HYMNE DES MARSEILLAIS · texte numérisé non relu

HYMNE DES MARSEILLAIS

Je fis les paroles et l'air de ce chant à Strasbourg, dans la nuit qui suirit la proclamation de la guerre, fin d'avril 1792. Intitulé d'abord Chant te l'armée du Rhin, il parvint à Marseille par la voie d'un journal constiutionnel. rédigé sous les auspices de l'illustre et malheureux Diétrich. Lorsqu'il fit son explosion quelques mois après, j'étais errant en Alsace lous le poids d'une destitution encourue à Huningue pour avoir refusé l'adhérer à la catastrophe du 10 août, et poursuivi par la proscription mmédiate, qui, l'année suivante, dis le commencement de la Terreur, ne jeta dans les prisons de Robespierre, d'où je ne sortis qu'après le neuf hermidor.

^ Allons, enfants de la patrie !

f Le jour de gloire est arrivé .

Contre nous de la tyrannie L'étendard sanglant est levé (bis). Entendez-vous dans les campagnes Mugir ces féroces soldats ?

Ils viennent, jusque dans nos bras, Egorger nos fils, nos compagnes !...

Refrain.

Aux armes, citoyens ! formez vos bataillons : Marchez (è/sj, qu'un sang impur abreuve nos sillons !

Chœur.

Aux armes, citoyens 1 formons nos bataillons : Marchons (^/^j, qu'un sang impur abreuve nos sillons !

Que veut cette horde d'esclaves,

De traîtres, de Rois conjurés ?

Pour qui ces ignobles entraves,

Ces fers dès longtemps pre'parés ? (his) ■

Français ! pour nous, ah, quel outrage!

Quels transports il doit exciter !

C'est nous qu'on ose me'diter

De rendre à l'antique esclavage !...

Quoi 1 des cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers !

Quoi ! ces phalanges mercenaires Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis) Grand Dieu 1 par des mains enchaînées Nos fronts sous le joug se ploîraient ! De vils despotes deviendraient Les moteurs de nos destinées !...

Tremblez, tyrans ! et vous, perfides, L'opprobre de tous les partis;

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