LIVRE QUATORZIÈME
« Noire seconde pensée fut pour le dehors. « L'Europe indécise attendait le premier mot de la « France, ce premier mot fui l'abolition de fait et « de droit des traités réactionnaires de 1815. la « liberté rendue à notre politique extérieure, la « déclaration de paix aux territoires, de sympathie « aux peuples, de justice, de loyauté et de modéra- « tion aux gouvernements. La France dans ce ma- « nifeste se désarma de son ambition mais ne se « désarma pas de ses idées, elle laissa briller son « principe, ce fut toute la guerre, le rapport parti- « culier du ministre des affaires étrangères vous « dira ce que ce système de la diplomatie au grand « jour a produit et ce qu'il doit produire de légi- « time et de grand pour les influences de la France.
« Cette politique commandait au ministre de la « guerre des mesures en harmonie avec ce système « de négociation armée, il rétablit avec énergie la « discipline à peine ébranlée, il rappela honorable- « ment dans Paris l'armée un moment éloignée de « nos murs pour laisser le peuple s'armer lui-même; « le peuple désormais invincible ne tarda pas à re- « demander à grands cris ses frères de l'armée nonce seulement comme une sûreté mais comme une tf décoration de la capitale, l'armée ne fut plus « dans Paris qu'une garnison honoraire destinée « à prouver à nos braves soldats que la capitale « de la patrie appartient à tous ses enfants.
« Nous décrétâmes de plus la formation de quatre « armées d'observation : l'armée des Alpes, l'ar- « mée du Rhin, Tannée du Nord, l'armée des
« Notre marine confiée au* mains du même mice nistre comme la seconde armée de la France, fut « ralliée sous ses chefs dans une discipline comnfan- « dée par le sentiment de sa vigilance, la flotte de « Toulon alla montrer nos couleurs aux peuples « amis de la France sur le littoral de la Méditer- < ranée.
« L'armée d'Alger n'eut ni une heure ni une pence sce d'hésitation, la République et la patrie se « confondirent à ses yeux dans le sentiment d'un ce même devoir, un chef dont le nom républicain, les « sentiments et les talents étaient des gages à la fois « pour l'armée et pour la révolution , le général « Cavaignac, reçut le commandement de l'Algérie.
ce La corruption qui avait pénétré les institutions ce les plus saintes obligeait le ministre de la justice ce à des épurations demandées par le cri public. Il ce fallait promptement séparer la justice de la police tique, le ministre fit avec douleur mais avec in- <c flexibilité la séparation.
ce En proclamant la République, le cri de la France ce n'avait pas proclamé seulement une forme de a gouvernement, elle avait proclamé un priucipe. ce ce principe c'était la démocratie pratique, l'égalité