‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 2)Chapitre 117 sur 234 · LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ · texte numérisé non relu

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

« Le peuple a été héroïque pendant le combat, généreux après la victoire, magnanime assez pour ne pas punir...

« Il est calme, parce qu'il est fort et juste.

« Que les mauvaises passions, que les intérêts blessés se gardent de le provoquer

« Le peuple est appelé aujourd'hui ;\ donner la haute direction morale et sociale.

'• 11 est de son devoir de rappeler fraternellement à l'ordre ces hommes égarés qui tenteraient encore de se maintenir en corps privilégiés dans le sein de notre cité.

« Il voit d'un œil sévère ces manifestations contre celui dos ministres qui a donné tant de gages il la révolution. »

Cette proclamation très-habile exprimait exactement les dispositions naïves de la masse populaire. La plus grande partie des ouvriers ne connaissaient encore que très-vaguemont la division qui régnait entre la majorité et la minorité du conseil. Ils vénéraient par tradition les noms d'Arago et do Dupont (de l'Eure); ils ne s'occupaient ni de M. Marrast, ni do 1\1. Marie, ni de M. Ganiicr-Pagès. La

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