LXXIV INTRODUCTION
été jamare par l'esprit de la révolution-française. Jamais non plus l'avenir de notre pays n'a été plus • visiblement lié aux progrès de la ■ démocratie. Cet avenir, par lo suffrage universel, est aujourd'hui dans les mains du peuple. Il dépend tout entier de l'exercice intelligent de ce droit nouveau que la révolution de 1848 lui a remis ; et ce droit, bienqu'il n'ait pas produit du premier coup tout le bien qu'on en devait attendre et qu'il ait paru se tourner contre ceux-là même qui l'avaient établi, n'en est pas moins l'assise véritable de |la démocratie moderne. Il contient en soi, il rend nécessaires, inévitables, prochains même, celle amélioration du iorl de la dasse la plus nombreuse et la plus pauvre, cet ennoblissement du peuple par l'instruction et par le bien-être, qui furent le rôve des premiers réformateurs et qui sont la réalité sérieuse poursuivie, à travers mille chimères, par le socialisme moderne. Si le peuple aujourd'hui n'accomplissait pas pacifiquement cette grande transformation sociale dont les philosophes du dix-huitième siècle et les législateurs de la Constituanto lui iint tracé les voies, il ne pourrait plus en accuser ([ue lui-même, car il est devenu maître de ses destinées.
La révolution de 1848 et l'institution républicaine lie dussent-elles produire d'autre résultat immédiat ijue d'avoir procuré au peuple les moyens légaux de son émancipation, il les faudrait encore saluer du cœur et de l'esprit comme le gage certain d'une