‹ Histoire de la Révolution de 1848Chapitre 26 sur 38 · PIÈCES JUSTIFICATIVES · texte numérisé non relu

PIÈCES JUSTIFICATIVES

clie pour éuiblir aÎDsl de longues communica lions qni lenr permellaieiil d'avmoer oa lie fnirc rclrnile t l'«bri,

tflit dans qaelqaes-nneo de CH bnrticades meaa^ialet, improyiait» ?• premiers matériaui tenuSi charrettes, ploDcbes el caitre. La plupart d'«iitre elles avaieol lears aMiaes i dent et trois pieds daoa le sol, afin qne le caDon oe pût ie* entamer par la base. Celles de ta me Saint-Jacques étaient dea aeirures, cellea do taobourg Saint-Antoine étaient des monuments. An sommet du faubourg Saint-Denis, te) urgés avaient pénétré dans les atelier» de M, Caïé, métanicien ; ils s'ilaieot emparés e locomotive, de deni ou trois cuviers, el d'an «sseï grand nombre de feuillïa S» ■,c lesquels ils avaient cODstroit. i hauteur de premier étage, on formidable re- Iranchemenl que trois cents conps de canon ont été impuissants à ébranler.

.e de Paris, depuis la barrière Ruchechouart josqu'i celle de Hèoilit et au delà, n'était qu'une longue suite de meurtrières; quoique la plupart soient aujourd'hui bouchées, on eu voit la trace pendant plusieurs lieues de tour,.— cordon implacable où chaque barricade faisait nœud. Dosieurs arbres oui été abattus sur le boulevsrt ettérieur ainsi que sur le chemin de ronde.

Une barricade placée sur le boavelart Saint-Ange, entre la barrière Sainvlleais H U barrière PoïstonDière, a surtout été funeste k la troupe de ligne et à la garde mobile. Sa position, au bas d'un doi ddiie formé par le tunnel du chemin de fer du Nord, permettait on» insurgés de décimer nos soldats i mesure qu'ils les loyaient apparnlire

Les fortiScalioDi naturellet du clos SaintLaiare, telles que nMmelou, i accumulation de pierres, eipliqnent suFBsamment l'absence de barricades. Après edit de la place Lafajette, la seule qni ait été conilruile dans la me dn Delta, vis-à-rit la rue de RocroT, est due an général Lebreton, qui fit abattre un pan de mor poar frayer DO passage sut balles des légions. A deoi cents pa* de celte barricade, on insorfé, complètement irre, est plusieurs fois venu offrir sa poitrine, en criant : FainianU, le Tti donc I Hais toujonn la garde nationale a détourné ses fusils et dédaigné d'atlci»dre ce malheureux.

La Grande me de La Chapelle-SaîntDenia était entièrement fortifiée : anssi n'eslea que le dimanche soir que la force publique a pu j taire irruption i l'aide d'un détuv, par les rue* de Chartres et Jeasaint, sur le bonletart eilériear. — La barrière de Li Villette regorgeait de barricades; c'a été, arec la Cbopinetle, nn des points lai plus àt ficiles i emporter.

Le faubourg du Temple gardera longtemps an front de ses bontiqDes le* mwqaM cruelles de sa rébellion. Profondément labouré par le canon dans tonte sa loi^iieVi 3 semble anjoord'hni prit i s'affaiser sur Ini-mème. Ses barricade* étaient pea Doalireoses, mais mieux que par des barricades, il était surtout protégé par te canal S■int-lta^ tiii; de ce c6lé, le* déglls sont immenses, incalculables. An coin de la me Folie-Méricourt, une maison ftappe les regards, demi-briUée, demi^roiTersée et criblée d'us mil' lier de balle*.

La ne Saint-SébaitieD, la rcw Saint-Haor, les qa«rli«t Popincoort et HénihDonlaBt

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ont eo leon retranchemeots ooora^sement attaqués, désetpérémenl détedos; les in* lurgëa ne les ont abandonnés qa'aa dernier moment» pour aller se rallier, par les bar* rières, aax combattants do faubourg Saint^Antoine,

Entre la Bastille et le Temple, le quartier du Marais, principalement dans les mes Chariot, Saint-Louis, du Pas-de-la-Mule, atait de nombreuses barricades, mais isolées et ne faisant point partie de la grande combinaison stratégique du plan principal.

Cependant les barricades se faisaient plus fréquentes A mesure qu'elles se rapprochaient de lUôtel-de-Ville : h l'extrémité de la rue Saint-Antoine, et dans les rues tortueuses qui l'a? oisinent, elles se pressaient, s'amoncelaient, s'élevaient d'une manière effrayante; c'étaient des pyramides de pavés k défier le canon, des murailles de planches k défier les balles. Quel furieux tintamarre dans cette rue Sainte Antoine! Pendant les décharges de feux de peloton, sinistres et drues, une cloche pendue au balcon da premier étage d'un marchand de vin, dominant la barricade, an coin de la rue de l'Égout, ne cessait de faire entendre ses sons de ralliement. Pas une devanture de magasin qui ne soit défoncée par le boulet, pas une vitre debout; les espagnolettes pendent aux fenêtres, décrochées et brisées; il n'y a plus de place sur les murs pour une seule balle. Un café, le plus abtmé de tous, le café Louis, étale avec une sorte d'ostentation ces stigmates d'épouvante; et tous les soirs, au milieu des glaces fracassées, des panneaux rompus, des débris de tonte sorte inondés d'un vif édat, se réunissent les gardes nationaux pour parler barricades et combats des rues.

N'oublions pas les barricades de la me des Nonaindières, de la me de la Tixeranderie, de la rue de la Verrerie, remarquables par leur nombre et leur solidité. Au cœur de Paris, elles se multiplient et encombrent notre souvenir. La voûte Au maire, la me Frépillon et les aboutissants étaient fortifiés comme des places de guerre ; la me Vieilledu-Temple est presque toute dépavée ; au bas de la me Rambuteau, il y a des barricades faites en parties avec'les malles de quelques voyageurs retenus dans la matinée du samedi. C'est sur l'imposante barricade de la rue Culture-Saiote-Catherine que le citoyen Clément Thomas a été atteint d'un fragment de balle.

Les premières barricades élevées sur les quais ont été celles du coin de la me Planehe-Mibray et du pont Saint-Michel. Les barricades de la Cité, construites k la hâte et mal défendues, ont tenu peu de temps. On remarque k peine quelques commencements de dépavage sur quelques points de l'Ile Saint-Louis.

En revanche, les trois formidables faubourgs Saint-Jacques, Saint-Marcel et Saint- Victor, fortifiés jusque dans leurs impasses, et armés du fond de leurs souterrains jusqu'au fatte de leurs maisons, étincelaient de barricades sous le soleil. Aux alentours de la place Maubert, c'était un enchevêtrement indescriptible : on eût dit que le quartier tout entier s'était mis en état de démolition pour soutenir le siège. Les toiles d'araignée n'ont pas de ramifications plus fantasques et plus diverses que le réseau enveloppant les rues Galande, Saint-Julien-le-Panvre, des Rats, du Fooarre, des Anglais, et tout ce carrefour oublié du moyen âge.

Une barricade monstraeuse, dressée dans le chantier du cardinal Lemoine, entre te quai de la Tournelle et la rue Saint- Victor, n'a été enlevée que très-difficilement;

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