PIÈCES JUSTIFICATIVES. 4C
<x Les propositions adoptées ont été jasqo'A présent entièrement hostiles è rAllcmagne, et malheareusement aussi et snrtoat à cette héroïque Tille de Vienne qui , depuis trois mois, ne fait que combattre le monstre de la tyrannie h mille têtes, ville profondément et jusqu'A la moelle des os allemande. Le congrès slave a commis la triste imprudence de demander que Vienne, avec sa province allemande du Danube , 86 subordonne désormais k l'ensemble de la confédération slave de l'empire autrichien, qui changerait ce nom en celui d'empire slaviste. Les Viennois ont certainement peu d'intérêt à museler de nouveau les Galliciens, les Dalmates, les Miîaoais ; mais il serait plus que ridicule de vouloir incorporer Vienne à on empire slasfe !
€ VoilÀ, mon cher ami, le commencement grandiose et plein d'avenir du réveil de ces peuplades. Veillons cependant è notre tour a6n qu'elles ne soient trompées par les aristocrates et par les prêtres, par leurs savants et leurs poètes. Vive la démocratie ! Les prolétaires, les démocrates allemands, slaves, français, ne peuvent jamais avoir de querelles : si leurs oppresseurs se livrent une guerre, que ce soit alon le signal, pour la démocratie, de sonner le tocsin tacré dans chacun de ces pajSf pour paralyser efficacement toute haine internationale et pour enflammer de plot ^'* plus celle contre les oppresseurs si éloquents et splendides qui habitent chacun ^''' ees pays. La France, rAllemagne, la Slavie, voilà la confédération du continent tel '' qaifblt dix-neuvième siècle la verra avant sa fin. (Le correspondant oubliait Tltalie.)
TABLE DES MATTÉRES
OOlfTnniU DANS Ll TAOatÉIIB TOLUMI