‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 4)Chapitre 27 sur 29 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

Les pétitions en faveur de la Pologne deviennent un prétexte de manifestation.

— Séance du club des Amis du peuple; pétition Raspail ; extrait de L'^lmi du peuple sur la panique du 9 mai; lettre de M. Caussidière sur celte pani(iue. — Le Comité centralisateur prend l'initiative d'une démonstration.

— Convocation des délégués des clubs pour le \'2 mai.— Réunion Dourlans; réunion dans l'Orangerie; convocation pour le 15. — Manifestation du 13; intervention de M. Vavin; conflit. — Récriminations des journaux contre le rappel. — Remise de la fête du Champ-de-Mars ; irritation des délégués des départements arrivés à Paris. — Pré|iaratifs de la Société des droits de l'Homme. — Agitation dans la maison Sobrier; préparation de décrets insurrectionnels. — Craintes de Sobrier et de Caussidière sur Blanqui. — Menées de RIanqui. — Abstention de Barbes. — Protestation de certains clubs, du Comité central jiolonais. — Réunion chez M. Louis Blanc; protestation de M. Barbes; M. Louis Blanc lui demande de s'interposer contre la manifestation. — Excitation d'agents secrets. — Réunion du Comité centralisateur; résolutions pacifi(]ues ; lettres de M. Huber. — Considérations générales. — Imiuévoyance et confusion des meneurs et des clubs.— Hésitations de M. Caussidière ; ses aveux. — Conflit entre le préfet de police et le bureau de l'Assemblée sur le choix du commissaire de police attaché à l'Assemblée. — Rapports de |)olicc. — Vues politiques et fraternelles du Gouvernement. — Espérances des partis hostiles dans une lutte sanglante; ils cherchent à y pousser le Gouvernement. — Conseil (14 mai) de la Commission executive; attribution du droit de faire battre le rappel: distribution des

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l'oi'ces inili(;\irt's ('(iiilio l;i iti;niilfslalion iiréviic ; riMliii'tioii iriinc ()roclamalion. — Apiiréliensioiis ri (irécaiitiuns du iirésidciit de l'Assemblée. — Prévoyance et lettre du maire de Paris. — Mesures prises par le commandant général des forces militaires. — Il reçoit la visite du maire de Paris. . 83

CIIAPITKI-: Qll.MlUKME.

Lcllre du général commandant en clicfau secrétaire f,'énéral de la (Commission executive. — Ses démarches auprès du préfet île police. — Ses avis au ^'énéral commandant la garde mobile. — Il faitcxplorer certains quartiers. — Il réunit les colonels de la banlieue et leur donne des instructions. — Ses ordres à la garde nationale.— Son départ tardif pour l'Assemblée. — Sécurité du président de l'Assemblée— Ses mesures militaires.— Une lettre du préfet de police éveille ses appréhensions. — Il en envoie copie au général commandant en chef. — La Commission du pouvoir exécutif se déclare en permanence — M. Garnier- Pagès ya s'enquérir de l'exécution des ordres. — Lettre rassurante du général Courtais. ^ Sollicitude de la Commission. — Elle mande les ministres de la guerre, des finances, de l'intérieur, le préfet de police. — M. Longepied vient lui exprimer ses craintes contre Sobrier. — Réponse de M. Ledru- Rollin. — La Commission suit le développement de la manifestation. — Apparence pacifique, affirmée par le préfet de police. — Marche et accroissement de la colonne. — M. Lamartine se rend à l'Assemblée. — Inquiétudes et lettres de M. Garnier-Pagès. — Communications échangées avec le général Courtais. — Marche rapide de la colonne. — La Commission divise son action.

— MM. Lamartine, Ledru-Rollin et Marie vont près de l'Assemblée. — MM. Arago, Garnier-Pagès et Pagnerre demeurent au Luxembourg. — Préoccupations et prescriptions de M. Garnier-Pagès. — Ordres de battre le rappel. — Ordre d'arrestation. — La lutte va s'engager. — Récit rétrospectif. — Passage du pont. — Le général Courtais trouve le pont de la Concorde dégarni. — Ses inquiétudes. — Ses ordres. — Il va au devant du cortège. — Il est menacé et se retire. — Le général Négrier laisse la circulation libre sur le pont. —Malentendu dans l'interprétation des ordres. — Résumé de la position défensive de l'Assemblée. — Inexécution des ordres. — Trouble et indécision de part et d'autre. — La démonstration n'a pas de pétition à présenter; elle demande celle de M. Raspail. — Halte. — Marche en avant. — Elle coupe le passage au bataillon de la 1" légion. — Elle arrive sur le pont. — Retraite de la garde nationale. — La foule devant la grille. — Efforts inutiles de MM. Lamartine et Ledru-Rollin. — Entrée de la Chambre permise à des délégués. — Irruption. — Ordre à la garde mobile de charger les fusils. — Hésitation. — Ordre de remettre la baïonnette au fourreau. — Apaisements.

— Nouvelle irruption. — Tentatives par la place de Bourgogne. — Vaine intervention du général Courtais. — Les tribunes sont envahies. — MM. Hingray, Antony Thouret et Delalioche résistent aux délégués. — Résistance personnelle de M. Lamartine à des clubistes. — Désespoir du général Courtais. — Indignation de M. Raspail. 135

394 TAHI.K DKS MATIÈRES

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Ouverture de la séance. — [nlerpeliations sur l'Italie. — Récit du Moniteur — Scènes ii l'extérieur de la salle des séances. — Barbés, Albert et Louis Blanc parlent au |ieii|ile, à une fenêtre de la cour. — EfTortsvains de MM. Lamartine, Ledru-Roilin et Marie. — Échos de l'intérieur au dehors . — Le peuple et les troupes en présence. — Récit de .M. (-lément Thomas. — Hésitations à employer la force. — M. Flocon, inquiet, prévient MM. Taschereau et Sénard. — Marrast menacé. — Par crainte de la guerre civile, M. Courtais donne un contre-ordre de rappel. — Les ordres de rappel donnés par M. Garnier-Pagès ont été reçus et aussitôt exécutés. — Leur transmission immédiate par le chef d'état-major. — Mouvements des légions et de la garde mobile. — M. Garnier-Pagè.<i veut marcher au secours de l'Assemblée. — Observations de M. Arago; il? attendent. — Réaction des chefs clubistes contre la violence de l'envahissement. — Attitude IVrme des représentants. — Efforts du bureau pour faire sortir la foule.— Bianqui est dépassé.— Ovation de Louis Blanc. 175

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