‹ Histoire de la révolution des Pays Bas sous Philippe II (volume 2)Chapitre 31 sur 152 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

avec le connétable de Montmorency, le maréchal de Saintr- André, Morvillers, évéque d'Orléans, et l'Aubespine, secrétaire d'État, pour se rendre à l'abbaye de Gercamp, dans le comté de Saint- Pol, à l'effet d'y négocier la paix avec les plénipotentiaires du roi d'Espagne. Ceux-ci étaient le duc d'Albe, revenu d'Italie, le prince d'Orange, Ruy Gomez, comte de Melito, Granvelle, évéque d'Arras, et le président Viglius. La reine d'Angleterre et le duc de Savoie eurent également des représentants à ce congrès, auquel la duchesse douairière de Lorraine et son fils devaient assister en qualité de médiateurs. Dès la première conférence, qui eut lieu le 1 5 octobre, on tomba d'accord sur la nécessité de suspendre les hostilités, do licencier une partie des armées et d'éloigner les deux camps l'un de l'autre. La suspension d'armes, prodamée le 47, fut ensuite prorogée et renouvelée différentes fois jusqu'à la fin des négociations. Selon les arrangements également arrêtés de commun accord, l'armée espagnole s'établit en Artois, et celle de France prit ses quartiers d'hiver dans les places de Picardie et de Champagne

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