LIVRE XI
Première réunion des conseillers d'État présents à Bruxelles, après la mort du grand commandeur. — Ilieronimo de Roda. — Nouvelle
réunion à laquelle assiste le duc d'Arschot. — On décide que le conseil d'État exercera provisoirement le gouvernement. — Le baron de Rassenghien, dans une lettre au Roi, dépeint la situation des Pays-Bas. — Réclamation des états de Drabant; ils demandent la convocation des états généraux. — Le comte de Mansfeldt est nommé gouverneur de Bruxelles. — Inquiétudes de Roda. — Mutinerie des chevau-légers. — Agitation dans Bruxelles. — Les gouverneurs des provinces délibèrent avec le conseil d'État sur les moyens de contenter les gens de guerre. — Les trois principales provinces {Brabant, Flandre et Hainaut) demandent que les négociations avec le prince d'Orange soient reprises. — Le conseil d'État appuie ce vœu près du Roi. — Philippe II remet provisoirement le gouvernement au conseil d'État, mais s'oppose à la réunion des états généraux. — Il enjoint à Roda de surveiller le conseil d'État. —Violent antagonisme entre Roda et le duc d'Arschot. — Retour de Champagney d'Angleterre. — Mission remplie près du conseil d'État par Davison, ambassadeur de la reine Elisabeth. — Discussions orageuses. — Les membres du conseil mettent leur vaisselle en gage, pour payer les troupes prêtes à se soulever en Hollande. — Abolition du conseil des troubles. — Philippe II s'oppose de nouveau à la réunion des états généraux et à la reprise des négociations avec le prince d'Orange. — Continuation du siège de Zierikzee. — Union définitive de la Hollande et de la Zélande.
— Tentatives faites par le prince d'Orange pour sauver Zierikzee.
— Mort de l'amiral Louis de Boisot. — Capitulation de Zierikzee.
— Les troupes espagnoles se mutinent, se dirigent vers le Brabant, entrent dans Herenthals , repoussent les offres du conseil d'État et s'emparent d'Alost. — Le conseil d'État déclare les mutinés d'Alost ennemis du Roi et du pays. — Les bourgeois de Bruxelles prennent les armes ; exaspération contre les Espagnols. — Les états de Brabant lèvent des troupes pour les opposer aux bandes étrangères. — Guillaume de Hornes, seigneur de Hèze, sert d'intermédiaire entre le prince d'Orange et les états de Brabant. — Les états de Flandre lèvent également des troupes. — Violences commises par les mutinés dans les villages autour d'Alost et à l'abbaye d'Afilighem. — Exaspération des paysans.— Les Wallons de Mondragon, qui occupent Zierikzee, se mutinent aussi. — Cham-
pagncy reprend le gouvernement d'Anvers. — Sancho d'Avila , chûteliiin du château, correspond avec les mutins d'Alost et appelle autour de lui les Espagnols qui sont encore en Hollande. — Conférence à Willebroeck entre Sancho d'Avila et les délégués du conseil d'État. — Le marquis d'Havre, revenu d'Espagne, annonce la nomination de don Juan d'Autriche comme gouverneur des Pays- Bas. — Fautes commises par les adversaires de la domination espagnole. — Roda va rejoindre Sancho d'Avila. — Constitution d'un gouvernement militaire à la citadelle d'Anvers. — Insuccès de la négociation entamée avec Roda par les autres membres du conseil d'État. — Le baron de Rassenghien est envoyé en Espagne pour éclairer Philippe 11 sur la situation des Pays-Bas. — Les comtes de Berlaymont et de Mansfeldt, Viglius et d'autres membres des conseils deviennent suspects au peuple. — Les patriotes, encouragés par le prince d'Orange, prennent la résolution d'épurer le conseil d'État et le conseil privé. — Jacques de Glymes, exécutant les ordres du seigneur de Hèze, arrête les membres suspects du conseil d'État et les conduit à la Maison du Roi. — Les membres suspecis du conseil privé sont également arrêtés et emprisonnés.
— Justification de cet acte révolutionnaire 81