LIVRE Vli
I*eiulaiit la mutinerie des bandes espagnoles à Anvers, les états généraux s'étaient réunis à Bruxelles.— Attitude hardie de la plupart des députés ; symptômes d'un m'éconteatement général. — Requesens fait publier solennellement le pardon octroyé par le Roi. — Inefficacité de cette mesure tardive. — Propositions faites par Requesens aux états généraux. — Ceux-ci demandent le rétablissement des anciens privilèges du pays et l'exclusion des étrangers du gouvernement et de l'armée. — Insuffisance et embarras de Requesens. — Premières négociations entamées avec le prince d'Orange, par l'entremise de Marnix de Sainte-Aldegonde. — Mort de Noircarmes.
— Philippe H autorise Requesens à traiter, sous certaines conditions, avec les rebelles. — Hugo Bonté, ancien pensionnaire de Middelbourg, se rend près du prince d'Orange ; celui-ci exige, avant tout, le départ des bandes espagnoles et la liberté de conscience pour les réformés. — Tentatives pour assassiner le Taciturne. — Deuxième mission de Hugo Boute ; le prince persiste à demander la liberté de religion. — Autres négociations confiées à Champagney et à Marnix. — Abattement de cet ancien conseiller du Taciturne.
— Insuccès des négociations. — Avènement de Henri III en France.
— Sentiments qui prédominent en Angleterre et en Allemagne à l'égard des Pays-Bas. — Le prince d'Orange proclame que les réformés de la Hollande et de la Zélande ne cesseront de combattre pour leurs foyers et leur religion 3o2