‹ Histoire de la Révolution française; (volume 4)Chapitre 10 sur 303 · Ï.VM\>»V*.V · texte numérisé non relu

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sances de son cœur, et il s'en allait poursuivant le carnage dans les ténèbres.

Lui mort, Procope hérita de ses haines et de ses victoires.

Mais parmi les Bohémiens, il y avait, à côté de ceux qui disaient : c Pour être libres soyons tous frères, » ceux qui se bornaient à dire : « Soyons libres; » à côté des Taborites, il y avait les Calixlins, Thermidoriens d'alors, traîtres futurs qui dominaient dans Prague. Ceuxci entrèrent en négociation avec le concile de Bâle ; et le 6 mai 1434, ils égorgèrent, au profit de l'ennemi commun, leurs alliés, leurs sauveurs, surpris en trahison! Ce qu'un égorgement avait commencé, un combat l'acheva, et il n'y eut plus de Taborites.

Avec eux, cependant, ne iiérissait pas la doctrine. Les disciples violents avaient disparu ; restaient les disciples pacifiques, restaient les frères de Bohème, qui devaient être aux Anabaptistes ce que furent aux Taborites les Vaudois.

Mais ni la violence ni la douceur ne devaient de sitôt faire prévaloir parmi les hommes le principe de fraternité. L'individualisme sous un nom trompeur et magique, c'est-à-dire cette liberté fausse qui passe sans se détourner devant les esclaves de la misère et de l'ignorance : voilà le seul progrès que les sociétés alors pussent accueillir. Avant d'affranchir l'homme social , il fallait affranchir l'homme individuel. L'imprimerie fut découverte..., et, suivant le mot de Bossuet, le monde rempli d'aigreur enfanta Luther.

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