ORIGINE DE LA COALITION
voir réel que celui qui lui est délégué, le roi a dû adopter Siins hésiter une heureuse constitution qui régénérait tout à la fois son autorité, la nation et la monarcliie. On lui a conservé toute sa puissance, hors le pouvoir redoutable de faire des lois; il est resté chargé des négociations avec les puissances étrangères, du soin de défendre le royaume, et d'en repousser les ennemis ; mais la nation française n'en aura plus désormais aa dehors que ses agresseurs : elle n'a plus d'ennemis intérieurs que ceux qui, se nourrissant encore de folles espérances, croiraient que la volonté de ving-quatre millions d'hommes rentrés dans leurs droits naturels, après
avoir organisé le royaume de manière qu'il n'existe plus que des souvenirs des ancienn"fes formes et des anciens abus, n'est pas une immuable, une irrévocable constitution.
« Les plus dangereux de ces ennemis sont ceux qui ont affecté de répandre des doutes sur les intentions du monarque ; ces hommes sont bien coupables ou bien aveugles ; ils se croient les amis du roi, ce sont les seuls ennemis de la royauté; ils auraient privé le monarque de l'amour et de la confiance d'une grande nation, si ses principes et sa probité eussent été moins connus. Eh! que n'a pas fait le roi pour montrer qu'il comptait aussi la Révolution et la Constitution