‹ Histoire de la révolution sous Philippe IIChapitre 144 sur 198 · LIVRE VII (456i— 4565). 3î · texte numérisé non relu

LIVRE VII (456i— 4565). 3î

ment de Maillard et de Faveau. I.a régente l'ayant enfin mis en demeure d'exécuter les édits contre les hérétiques, il se vit obligé de condamner au feu les ministres prisonniers. Mais craignant de soulever les nombreux partisans qu*ils comptaient dans la classe ouvrière et surtout parmi les tisserands, il différa encore le supplice jusqu'à ce qu'une grande partie de ces artisans se fât absentée. C'était, en effet, leur coutume d'aller aux champs le samedi au soir et de ne revenir à la ville que le lundi, en partie pour passer le jour du repos dans les villages voisins avec leurs parents et leurs femmes, en partie aussi pour n'être pas remarqués s'ils n'assistaient pas le dimanche, avec les catholiques, au service divin. Ce fut donc le lundi, avant le jour, que Ton conduisit les condamnés à la place de l'exécution ; mais Ton n'avait pu si bien cacher ce dessein ni si promptement l'exécuter que la place ne fût bientôt envahie par une multitude pleine de sympathie pour les prédicateurs. Lorsque Faveau fut près du bûcher, le peuple ému jeta des pierres sur les archers, rompit l'enclos du lieu de l'exécution, renversa par terre tout cet appareil de mort, et mit en pièces le bois qui devait servir au supplice. Le magistrat, n'étant pas assez fort pour résister à la foule irritée, jugea prudent de réintégrer les condamnés dans la prison. Alors les insurgés, restés maîtres de la place, se mirent en ordre et commencèrent à défiler en chantant les pvSaumes de Marot. Après avoir traverse la ville processionnellement, ils s'arrêtèrent au milieu du marché, firent monter sur un lieu éminent le docteur de l'assemblée et lui commandèrent de parler de la religion. Enflammés par ses exhortations, ils coururent à la prison, en forcèrent les jwrtes , et mirent en liberté Maillard et Faveau. Ils firent savoir ensuite au magistrat qu'ils ne s'étaient réunis que [iour délivrer leurs frères, et que, si on voulait leur laisser le paisible exercice de leur religion , tout tumulte cesserait. La duchesse de Parme, ayant reçu avis de ce soulèvement, enjoignit

LES PÂMM^Wàê mm PtlILlFPE If,

iiu conile île Boussu tie se rendre pion»j)lcïueot k Vuknicienocs, îïPhi de contenir le pcinile, jus* tu au retour Ju njan|uis de Bergbcs Klîe commanda eu mnue tcni|Jiï ijue l'on (U snvoir au gouverijcur di' la Flaodre wallouno eu quel êlat se trouvall Vak[)cîeaae&, tandis qu'il abandonuciil te^ alFaires du [»ubltc pour soigner ses ;^(ïiiircB j la ri ic»j fierez MaU déjà mn lieutenîîiH, avec deux conifjâgairs de ctivalcrie, avait fienetre dans la ville, Siina que b | fieijple osât rien entreprendre contre lui. On y nieiiii par Iffi I omniaricleiuenl de la gouvernante, avec la mérue faciliti^ h\ t avalcrie du due d*Arst^holi cl enfin le manjuis de Berghes et It] lomte de Boussu, éiAïnl entrés enseujhle dans Vuiencicnnçs, j trouvèient toutes choses paisibles. Il fut alors arrêté qu'on [jouiv' .-suivrait les fogitifâ |K>ijr les châtier, qu'on recherchcJiiit les auteurs de la s<^'ditîon, mais que l'on ne rendrait |ias les bons rtloyens res[»onsdbles des oxdbs d'une mulltludc tasensre Toutefois, malgré les pressantes lecom mandations év la ûu^l I liesse de Parme, lo marquis do Berghes se laissa en quclqufl sorte arracher la punition des coupables. Gran voile mandait au loi le U avril <o63 : ■- On a tant crié quenfrn le marquis do (kirghesa fait brûler deux hérétiques h Valencienne.'^, riiai^ soj^s bruit '. n

Ailleurs les édits étaient strictement exécutés* Au mois de septembre iM^ , sis anabaptistes, surpris par des pâys^nis de Kain rians un bois, entre Obigies et le mont de la Trinité, furent iT^clamés j)ar l'abbé de Sl-Nicolas-des*Frés» parce que C4^ héi-é- j hques avaient été pris sur les terres de son abbaye à Obtgics, nu il exerçait la haute justice. Le bailli et les hommes du Hel abbatial les condamnèrent à tHre brûlés vifs à un poteau, avi^ conrisralion de leuis biens j et cette sentence fut e,m;ut*x* k

1 Stiiaua, lit) ni

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