LIVRE HUITIEME
Causes de Timpapularité du cardinal de Gran vetie. --Le comte â*Egmmi et le prince d'Orange se déclarent contre lui. ^ Première récJaniiiion qu*iii adressent au roi* îe 13 juillet ^t^6^. — Mariage de G*iil-
laume de Nassau avec Anne de Saxe ; appréhensions de Philippe II ; efforts du prince pour ne point le mécontenter. — Réponse trèsvague du roi à la requête du comte d*Egmont et du prince d'Orange.
— Le comte de Homes revient à Bruxelles très-mécontent et ne joint aux adversaires de Granvelle. — Mission secrète du secrétaire Nicolas de Courtewillo, concernant les affaires de France. — Nouvelle cause de mécontentement pour Guillaume de Nassau et ses amis. — La duchesse de Parme prend la défense du cardinal. ^ Délibération du conseil d*État sur les affaires de France ; précautions jugées nécessaires. — Députés des provinces convoqués à Bruxelles.
— Philippe II ordonne de faire marcher les bandes d*ordonnance au secours des catholiques français. — Opposition du prince d'Orange et d*autres membres du conseil d*État. — Réunions secrètes de la noblesse; irritation croissante contre Granvelle.— Mission du baron de Montigny en Espagne. — Mécontentement de Philippe II.
— Dénonciations de Granvelle contre ses antagonistes. — Il fait échouer le dessein conçu par le prince d*Orange de devenir gouverneur du Brabant. — Autres causes de mésintelligence. — Persistance de Guillaume et de ses amis à demander la convocation des états généraux ; conseils contraires donnés par le cardinal. — Granvelle demande l'éloignement de Simon Renard. — La duchesse de Parme essaye de diviser les grands qui s*élaient coalisés contre Granvelle. — Le prince d*Orange et plusieui-s autres seigneurs , contrairement aux intentions de Philippe II, se rendent en Allemagne, à Toccasion de Télection de Tarchiduc Maximilien, comme roi des Romains. — Audience de congé du baron de Montigny; Philippe II justifie Granvelle. — Rapport de Montigny au conseil d*État.
— Ordres donnés à Simon Renard pour qu'il s'élo'gne des Pays- Bas; délai quMl sollicite. — Ligue formée contre Granvelle. — Seconde requête adressée au roi, le 44 mars 4563, par le prince d*Orange, le comte d*£gmont et le comte de Homes ; ils annoncent rintention de ne plus siéger au conseil d'État avec le cardinal. — Efforts de Granvelle pour détacher Egmontde la ligue; conseils quMl donne à Philippe II pour gagner la noblesse des Pays-Bas ; il rengage à conférer au prince d*Orango la vice-royauté de Sicile-
— Philippe II, répondant à la requête du N mars, exhorte un des signataires, principalement le comte d*Egmont, à se rendre en Es-
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TÂtifi I>tS MATrÈiCS.
pjigne, — P^fouvellaa et vaincs tontativwi de ÏB dueheiie de Parme p4>ur calmer Jea advertiaimsi 4o Granvelle. ~ Béunion des principaux setitneurfi à Brijxdies : il y est décidé que les Bignatatra^ de la ro^]uôte du ^1 mars can tin lieront â ne pa^ parât tro au cotiSQtl tïÈUi , et qu'aucun d'eux uo se rendra m Espagne. — Trotsièmo r^uéte du t9 juillet 1563. — NouveUes dèûonciations du cardmal de Granvelle cnntre ses anUigonistes. — Embarras de ta d«oliesse de Parme; changement dans ses disposition^ à Tégard du eardioal j motif» de œ nevtrement. — ËUe eoToie en Espagne Tomâs Armealeroâ^ mn se<;réUiire^ avec iè mission secrète de demander leJoigoement de Granvdlo.— Hésitations do Philippe IL — Convocation det diVputi^s dos proviacos h Bruxeiles, pour entendre la demande de nouveaux subside», — Féfea et banqueta donnés par le* soigneurs pour i:agner les député*, — Les adversaires d& Granvelïe adoptent de^ livrées sait Hqu es —Connivence des états de Drabant. — Discussion 1res- vive entre la duch<3sse de Parme et le comte d*Egmont. — Nouvelles Instaneos de la régente pour que ie cardinal de GranveUe ïiOil éloigné, —i^hi lippe H cousuRe le duc d*jltbe sur les afTiures des Puyg-Dâs; ce dernier Tengnge h maintenir QroDvelte et à âlvl^m t;es adversaires f en attendant qu'on pui.'ise Icis ctiâiiar — Thilippe H prend la résolution 4e sacrifier le cardinal « mais do manière à ne pOT0t laisser soupçonner qu1ï fatl une concession à la noblesse des Pays* Bas. — Tomàâ Armonteros mi renvoyé à Bruxelles. ^ LaUfO autographe par îuquelle Philippe 11 engage secrètement le cardinal de GranveHe h m retirer momentanément en Btïurgogrte. — Graûvcilé, dans la prévision dosa chute ^ aurait préféré d'èlro appelé i Madrid \ objections qui lui sont faites par le duc d'Albe et Gonfjilo Poreï — Le pdnce d*0 range et le comle d'I^gmont, nonobstant le désir du roii refusent itcnitivomentde retourner au conseiL — La duchesse de Parme eu gage Granvellc à pubher son dépari; prétextes qu'il allègue pour justifier cell^ détermination. — Ses adver- Kiîres soupçounent Id vérité. — Granvello sort de Bruxaltes, le <3 mar^ tsei .,..,...** .331
LtVHE NÊUVIÈiE. •
Délibération des grands epr^^ le départ du cardinal de Granrclle. — Marguerite de Parme se range ourertemenl de leur côté, -^ L«
prince d'Orange ainsi que les comtes d*EgnH)nt el de Hornes rentrent au conseil d*État. — Lettres quMIs adressent au Roi le 27 mars 4564. — I^urs efforts traversés par les cardinaliêtes. — Maintien rigoureux des mesures décrétées contre les hérétiques. — Organisation de Tinquisition. -- Les inquisiteurs eux-mêmes ainsi que les personnages les plus émiiients do l'État surveillés par les e.-pions de Philippe IL — Progrès nouveaux des réformés. — Les propagateurs les plus ardents des nouvelles doctrines sont des moines renégats. — Émeute dans la prison d*État do Hupelmonde instiguée par Jean Van der Dycke, frère utérin de la duchesse de Parme. — Sédition populaire h Anvers, lors de Texécution de Christoptie Fabrice. — Cordelier apostat brûlé à Lille. — Exécutions secrètes dans les prisons. — Opposition énergique do la commune de Bruges et des états de Flandre contre les abus d*autorité de l'inquisiteur Titelmnn. — Philippe II prend le parti de Tinquisiteur. — Ordres donnés à la régente pour qu'une surveillance plus attentive soit exercée sur les hérétiques d'Anvers. — La secte des parfaits, — Détails sur le séjour du cardinal de Granvelle à Besançon ; il est toujours consulté par Philippe II. — Sa correspondance, sur les affaires des Pay.s-Bas, avec Morillon et Viglius. — Administration des seigneurs principaux; ils s'efforcent de concentrer toute l'autorité dans le conseil d'État. — Tomâs Armenteros, favori de Marguerite de Parme. — Disgrâce des cardinaliètes. — Le retour annoncé du cardinal de Granvelle irrite la haute noblesse et indispose aussi la régente. — Elle s'adresse au roi pour lui signaler les conséquences désastreuses qui résulteraient de cette détermination. — Granvelle change de tactique. — Philippe II rassure la gouvernante et donne également des éloges aux principaux seigneurs du conseil. ~ Plaintes plus graves de Marguerite de Parme contre Granvelle et ses partisans. — Réponse évasive de Philippe II. — Nouvelles plaintes de la duchesse; elle signale la vie peu exemplaire du cardinal de Granvelle. — Philippe II ordonne itérativement à Simon Renard de se rendre en Espagne ; interventiop de Granvelle pour hâter la disgrâce de ce personnage. — Simon Renard est forcé d'obéir. — Travaux et décrets du concile de Trente. — Philippe II veut que ses décisions soient publiées dans les Pays-Bas, bien qu'il ait alors rompu toutes relations diplomatiques avec la rour de Rome. — Opposition des
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principaux seigneurs. ~ Délibérations du conseil privé et du conseil d*État. — Représentations adressées au Roi par la gouvernante. — Philippe II persiste daiis son dessein. — Granvelle dénonce au roi Ja mauvaise administration et les sentiments suspects de^ seigneuis en matière de foi. — Résolution prise par les seigneurs 'de s'adresser directement à Philippe II pour déjouer les manœuvres des cardiualistes. — Le comto d*Egmont est désigné, de concert avec la duchesse de Parme, pour eiposer au roi la situation du pays. — Le conseil d*État rejette les instructions préparées par Viglius ; discours mémorable du prince d*Orange. — Il insiste pour que Ton demande formellement au roi la modération des placards et la prééminence du conseil d*£tat. ~ Ces vues sont adoptées.—Agitalion de la noblesse. — Départ du comte d'Egmont.— Incidents regrettables de son séjour n Cambrai; altercation violente de Bréderode avec Tarchevôque Maximilien de Berghes. — Philippe II, mécontent du voyage entrepris par le comte d'Egmont, lui Dut cependant un bon accueil; grâces i)ersonnelIes qu'il lui accorde. — Assemblée de théologiens; résolution immuable exprimée par Philippe II de ne rien concéder à rhérésie. — Instructions qu'il remet au comte d'Egmont; il permet d'examiner s*il y a lieu de changer les châtiments employés contre les hérétiques.— Illusions do comte d*Egmout; il ramène à Bruxelles Alexandre Farnèse, prince de Parme. — Assemblée extraordinaire d'évêques, de conseillers de justice, etc., pour délibérer sur les propositions du roi. — Avis qu'ils expriment. — Abstention du conseil d^État. — Ordi^es expédiés de Valladolid, en contradiction avec les assurances verbales données au comte d'Egmont. — Irritation des seigneurs; la gouvernante justifie leur mécontentement. — Publication du concile de Trente avec des réserves qui garantissent les prérogatives du pouvoir temporel dans les Pays-Bas.— Nouvelles lettres expédiées de Ségovie, le 20 octobre 4565; elles détruisent les dernièras espérances des seigueurs et deviennent la cause déterminante des troubles postérieurs. — Pour atténuer l'efTct de ces injonctions imprévues, Philippe 11 engage le cardinal de Granvelle à se retirer à Rome. — L'opposition se met on mesure de combattre l'oppression religieuse» 4î3