‹ Histoire de la rose chez les peuples de l'antiquité et chez les modernes. Description des espèces cultivées. Culture des rosiers. Propriété des roses, et leurs diverses préparations alimentaires, cosmétiques, etc., etc. Par M. le marquis de Chesnel, lieutenant-colonel de la légion infanterie légère des pyrénées-orientales, membre de plusieurs sociétés savantes, etcChapitre 15 sur 25 · III. Rosier des Pyrénées. Rosa Pjrenaïca · texte numérisé non relu

III. Rosier des Pyrénées. Rosa Pjrenaïca

Ce Rosier a beaucoup de rapport avec le Rosier

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des Alpes ; mais ses fruits sont ovales et hispides , ainsi que les pédoncules.

I. Rosier a arête. Rosa aristata. Tige peu garnie d’aiguillons ; calice et pédoncule velus; fleurs solitaires, purpurines ; feuilles ovales y oblongues; la foliole impaire des feuilles supérieures, beaucoup plus grande que les autres , est terminée par une forte arête , qui n’est que le prolongement du pétiole; fruit globuleux.

Ce Rosier croît dans les Pyrénées, et particulièrement aux environs de Barège.

II. Rosier a fruits en calbbasse. Rosa lagenaria. Originaire des montagnes de la Suiss e. Ce Rosier a beaucoup de rapports avec le Rosier des Alpes , mais il en diffère principalement par ses feuilles; ovaires allongés, renflés et glabres ; pédoncules et pétioles pourvus de glandes pédicillées; rameaux sans épines ; feuilles à folioles ovales , obtuses, d’ordinaire au nombre de sept, glabres, glauques en dessous , et longues de dix-huit lignes. Ce Rosier n’a rien de remarquable que la forme particulière de ses fruits.

I. Rosier cilié. Rosa dilata. Croît sur les hautes montagnes de l’Europe; ovaires et pédoncules couverts de glandes pédicillées ; tiges peu épineuses; feuilles composées de sept folio-

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les, ovales , d’un vert foncé, glauques et glabres en dessous; fleurs rouges , un peu odorantes ; fruits presque aussi gros que ceux du Rosiei' velu et couverts, ainsi qu’eux, de glandes; folioles plus petites et glabres en dessus comme en dessous.

• I. Rosier a feuilles rougeâtres. Rosarubrifolia. Croît naturellement dans les bois montagneux, en Dauphiné , en Provence, en Savoie, dans les Cévennes, les Vosges, etc. Tige qui s’élève depuis dix jusqu’à quinze pieds; elle se divise, le plus souvent, dès sa base , en plusieurs branches; rameaux rougeâtres, lisses, chargés ça et là d’aiguillons droits , assez forts , trèsécartés ; feuilles composées de cinq à sept folioles ovales , simplement dentées, aiguës , très-glabres, glauques; fleurs disposées'en bouquets , au nombre de six à quinze ensemble,, au sommet de leurs rameaux, munies, à la base de leurs pédoncules, d’une bractée lancéolée ; divisions du calice étroites , entières, plus longues que les pétales et chargées de quelques poils glanduleux ; corolles composées de cinq pétales en cœur , d’un rouge clair; étamines nombreuses, plus courtes que les pétales ; stygmates velus, agglomérés en un plateau conyexe; fruits globuleux, lisses et glabres.

Ce Rosier fleurit en mai et juin.

III. Rosier NAIN. Rosa pumila. Tige chargée d’aiguillons épars, assez, courts , souvent divisée , dès sa base , en plusieurs rameaux qui se desséchent le plus ordinairement après la floraison , et sont remplacés par de nouveaux sortant de la souche ; feuilles petites, ovales, glauques en dessous et finement dentées en scie ; fleurs naissant le long des rameaux et formantbouquet; elles sont disposées une à une, et rarement deux ensemble, sur des ramuscules qui croissent à la place des feuilles de l’année précédente ; elles paraissent en mai et juin.

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