‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 188 sur 191 · LE ROI · texte numérisé non relu

LE ROI

Suppliantes, vous n'êtes pas assises à mon foyer domestique. Si la ville entière est souillée en commun (par un sacrilège), il faut que le peuple en commun, cherche une expiation. Je ne ferai aucune promesse , avant d'avoir ftiit part (de votre demande) à tous les citoyens.

GHOEVB DES DANAIDES.

(Eltes ârriYent d'Egypte , poursuivies par JEgjptus et demandent un

asyle au roi d'Argos.) '

0 roi ! la ville et le peuple, c*esi lot ! Ta es le Pryiane suprême , l'appui de l'autel , ^yer du pays ; tout se décide par ta voix seule ; un seul sceptre à la matu , lu juges seul sur le trône. C'est toi qui accomplis toute affaire. Gardetoi d'un crime

LE noi.

La chose est très difficile $ ne lue prenez pas pour juge ; je 1 ai dit : jeJU tdmHi riio fiib m&ie tfBlple, quand même je le pourrais.

(Suppliant^i.)

EX^TRÂIT DE miLEMOHT.

Quoique les légats du Pape eusseut le premier rang entre les ËvesqueSf on pourroit néann^oins dire en quelque sorte que cVstoieiJi les officiers de l'Empereur qui présidoient. Ils sont toujours nommez les premiers , ils règlent quantité de petites choses . ils proposent les matières, ils forment les avis, rejettent mesme les résolutions que le Concile sembloit prendre , et en ouvrent d'autres, et concluent les matières après que les Evesques ont donné leurs

suffrages. Les officiers n'estant pas prësens à la M^oisième séance , où Ton oondamna Dioscore , les Légats reprësenlerent que , puisque le Pape leur ayolt ordonné de présider au Concile , c'estoit à eux à faire lire les reqnestes qœ Ton présentoit , et ils firent de mesme les antres fonctions que faisoient les officiers quand ils se trouvoient an Concile. Marcien ordonna que le Concile examineroit en présence de ses officiers les causes des E?esques qui anroient quelque plainte à faire les uns contre les antres , et qn'on les jngeroit non suivant les rescrits et les lois impériales, mais suivant les canons établis par les Saints Pères. Le Concile semble avoir voulu rendre raison de ceci i lorsqu'il écrit au pape. « Vous nous avez témoigné votre af- « fection , par le soin que vous avez pris de conduire nos-

• tre assemblée en la personne de ceux qui tenoient ici

• votre place : et les princes fidèles , imitant le zèle de

• Zorobabel qui s'unit au pontife Jésus pour rebastir Je- « salem , ont réglé tout ce qui regardoii l'ordre et la po-

• lice , dans le désir qu'ils ont eu de rétablir dans l'Eglise

• la pureté de la foy. » (T. XY, art. 104, p. 8ft6).

VIN DBS PlicnS JUSTtPI€ATiVKS DU VOMIS PRKHIER,

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