Pausanias, VI, I
2. Elle a été reproduite pour la première fois dans les Comptes rendus de l'Académie de* Inscriptions, 1876, p. 271, avec une lettre de M. Albert Dumont. Cf. Riemaini, les lits Ifint-micx, Corfou, 1879 p. 2.'! et 41.
moitié du VIe siècle les modèles des « animaliers » grecs, et comment, à bien des égards, ceux-ci font plus d'un emprunt à l'art égyptien.
L'école d'Égine, que des affinités manifestes, et une prédilection marquée pour l'art du bronze rattachent au Péloponnèse, ne nous est guère mieux connue pour la période primitive. Elle est représentée par un seul nom, celui de Smilis, fils d'Eukleidès; encore l'origine éginète de Smilis est-elle contestée, car certains critiques en font un Samien, établi à Egine '. En tout cas, ses rapports avec Samos sont certains. Contemporain de Rhcecos et de Théodoros, il participe aux travaux de l'Héraion 2, et c'est lui qui exécute pour le sanctuaire samien la statue de liera destinée à remplacer le xoanon primitif. Les monnaies de l'île, frap-
pées à l'époque impériale, nous montrent la /, .? - ;£&-
statue du vieux maître, coiffée du polos, les jrg jj£5fv 'éy^\^\
mains soutenues par des supports , le corps %■$• ''^ymt~ *Wm- *i '
surchargé de vêtements et d'ornements (fig. ^1|fll*
four l'étude qui nous intéresse avant tout,
.,,.,,.,. , , , „ ., . Fin. 10.">. — La Héra de Smilis.
celle de 1 histoire des écoles, un fait impor- Monnaie de Samos
tant mérite d'être relevé. L'art du bronze, qui
fera la gloire de l'école éginète, ne s'introduit dans l'île qu'assez tard. Smilis, dont la période d'activité peut se placer vers 580, n'est pas cité parmi les bronziers, et paraît travailler surtout le bois et les métaux précieux. La Héra de Samos est en bois '. Une autre œuvre de Smilis, le groupe des Heures, conservé dans l'Héraion d'Olympie ° est exécutée en or et ivoire, suivant la technique de la statuaire chryséléphantine. Et lorsque, vers 544, les Éginètes placent dans l'Altis d'Olympie la statue de leur compatriote, l'Olympionique Praxidamas, le sculpteur emploie encore le bois de cyprès °. Quels maîtres
1. Kuhnert. Jahrbûcher fur Philologie, XV1' snppl., p. 218. Voir sur Smilis. les textes n'unis par Overbeck, Schri/tquellen, a?' 340-344, et Brunn, Gesch. der grieck. Kûnstler, I, p. 2C.
2. C'eît ainsi que M. Klein interprète le texte de Niue ÇNat. Hist., 36,90) où il e-t question du Labyrinthe de Lemnos. Ârch. ejti</r. MUlheil. aus Œsterreichj IX. j>. 184.
3. Overbeck, Griech. Kunstmythologie, [I, p. 12 et suiv. Mûnztafel, I. n° 17.
4. "Kpvov eC£ogv, au dire de Callimaqne, cité par Eusébe, Praparat. evangtl., III. 8.