Pausanias, III, 18, 7; IV
3. Pausanias, III, 17, 2. Cf. pour la scène de la naissance d'Athéna, Renie ./.•» Etudes grecques, 1889, p. 97, note de 0. Raret publiée par S. Reinach.
4. Imhoof Blumer et Percy Gardner, Numismatic commentai- y i>n Pausanias, Journal ofStlï. stinlics.y III, 886, p. 62, n° 8, pi. LXV, n° XIII. Il est difficile de décider si la statue était aussi l'œuvre de Gitiadas.
5. Au British Muséum. Cf. Perrot et Chipiez, J/isl. de l'art, II, p. 620.
Peut-être est-ce même un argument assez sérieux pour ne pas abaisser outre mesure la date de son activité. Gitiadas paraît appartenir encore à la première moitié du VIe siècle.
Outre l'art du bronze, l'école laconienne pratique la sculpture sur bois et la statuaire chryséléphantine. Les deux Cretois Dipoinos et Skyllis y trouvent des adeptes, et leurs élèves continuent brillamment leurs traditions. A Olympie, les artistes de Sparte faisaient fort bonne figure. Les Mégariens y conservaient, dans leur Trésor, une œuvre remarquable du Laconien Doutas : un bas-relief en bois de cèdre incrusté d'or, représentant la lutte d'Héraclès contre Achéloos '. Le trésor d'Epidamne renfermait un groupe en bois de cèdre, exécuté par Hégylos et par son fils Théoklès ; une suite de figures représentaient Atlas soutenant le ciel, en présence d'Héraclès et des cinq Hespérides. Suivant le système familier aux maîtres archaïques, les statues ne formaient pas un groupe lié; aussi les Eléens purent-ils sans difficulté transporter dans l'Héraion les cinq Hespérides de Théoklès ~. C'est aussi dans l'Héraion que se trouvait la Thémis de Dorykleidas; la technique de cette statue, faite d'or et d'ivoire, attestait que l'enseignement des Cretois avait porté ses fruits \
Les étrangers eux-mêmes trouvent accueil dans la vallée de l'Eurotas. Après la prise de Sardes et la conquête de l'Ionie par les Perses, un Ionien de Magnésie du Méandre, Batliyclès, émigré à Sparte avec tout son atelier 4. Il y exécute une oeuvre considérable, un trône destiné à la statue de culte du temple d'Apollon, à Amycl.c. Cette statue était une vieille idole primitive, de style barbare ; elle se composait d'une énorme colonne de bronze, à laquelle on avait ajusté une tête, deux pieds et deux bras, l'un tenant l'arc, l'autre brandissant une lance. Ainsi la reproduit une monnaie de Sparte, frappée au temps d'Antigone Doson, et qui montre, au pied de la colonne, un bouc et des
I. Pausanias, VI, 10, 12. Peut-être faut-il attribuer aussi à Dontas uue Athéna armée, Pans. VI. 17, 1. Sur ces testes controversés, voir : Brunu, Grtech. Kûnstler, f, p. 17. C. Robert. Arch. Mœrchen, p. 111.