‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 148 sur 280 · Pausanias, X · texte numérisé non relu

Pausanias, X

10. Voir, sur Onatas, Bruun, Gesch, der griecli. Kûnster I, pp. 88-95. Klein, -lrc7i. epigr. Mittheil. uus Œaterreich, V, p. 91.

entre les années 490 et 460; tout au moins une inscription, trouvée sur l'Acropole d'Athènes parmi les débris laissés par l'invasion perse, prouve qu'il était déjà connu au temps des guerres médiques1. On peut dater presque à coup sûr une de ses œuvres les plus importantes, à savoir le quadrige de bronze avec son cocher qui perpétuait à Olympie le souvenir d'une victoire de Hiéron de Syracuse2. Or Hiéron mourut en 4G7, avant d'avoir pu consacrer le monument de sa victoire; ce fut son fils Deinoménès qui prit ce soin. Le quadrige d'Onatas fut donc exécuté entre la mort de Hiéron et la révolution qui chassa de Syracuse toute sa famille, c'est-à-dire dans le cours des années 467 et 466. Vue autre œuvre d'Onatas, conservée à Delphes, rappelait le triomphe des Tarentins sur leurs belliqueux voisins, les Peucétiens et les Iapygiens, succès chèrement acheté par plusieurs rudes campagnes, et qui effaçait le souvenir d'une sanglante défaite, subie en 473 3; elle était certainement postérieure à cette date de plusieurs années. C'était une série de figures représentant des cavaliers et des soldats à pied, sans doute dans l'attitude de combattants. On voyait en outre le roi des Iapygiens, Opis, étendu mort, et auprès de lui, les héros protecteurs des Tarentins, Taras et Phalante, ce dernier escorté du dauphin qui l'avait sauvé du naufrage.

Ouatas appartient donc à la génération des derniers sculpteurs archaïques; il est le contemporain des maîtres qui ont formé Phidias, de l'Athénien Hégias, et de l'Argien Agélaïdas. Malheureusement, si nous devons reconnaître en lui un des précurseurs immédiats de la grande époque, nous sommes réduits à quelques textes pour apprécier son œuvre. Que savons-nous de son Apollon colossal en bronze, conservé à Pergame, sinon qu'il était fort admiré pour la perfection de la technique, et qu'un poète de Y Anthologie, Antipater, le célébrée dans une épigramme ' ? C'était aussi une statue colossale que l'Héraclès de

1. C'est une base de statue, avec la signature : 'Ovâraj ÈitoC?i<jev. Voir'Eçi)|i. ip-/., 1887, p. 14G; Corpus inscriptionum atticarum. IV, II, n° 373 '■';|. L'ex-voto, dédié par Timarkhos, était sans doute une statue de cavalier, si l'on en juge par les traces qu'ont laissées les trous de scellement.

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