‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 272 sur 280 · Scholiaste d'Aristophane, la Paix, vers · texte numérisé non relu

Scholiaste d'Aristophane, la Paix, vers

2. Dans une inscription de l'époque romaine, le Sénat Olympique et le peuple des Eléens honoren pour sa piété un descendant de Phidias. T. Flavius Héraclitos. qualifié de phaidrynte de Zeus Olympien Loewy, hisckriften griech. Bildhauer, n" 536, p. 367.

3. Telle est la conclusion de M. Huiler Strubing qui, dans le passage controversé, lit [ïtio] juyciv acquitté) au lieu de çuywv, e' restitue ainsi la fin de la phrase : XéveTat... iiroOaveïv [tiu.wjj.evo; ûno 'HXeîxûv.] Le sens est ainsi profondément modifié: Phidias viendrait à Olympie après un acquittement, et y mourrait comblé d'honneurs par les Éléens. Brunn avait déjà proposé des corrections analogues, Sitzungsberichte der baytr. Ahademit 1878, I, p. 462. J'avais adopté cette opinion (Phi

p. 1"2); mais l'ensemble des faits relatifs à l'histoire du temple d'Olympie m'oblige à l'abandonner. ■1. Plutarque, Vie Je l'iiidh, 31.

essayer sur lui quel jugement le peuple porterait sur Périclès lui-même. » Ils le font dénoncer par un artiste obscur, nommé Ménon, qui avait travaillé sous les ordres du maître. Ménon vient à l'agora, s'assied en suppliant près de l'autel des douze dieux, et demande qu'il lui soit permis de formuler une accusation contre le sculpteur. Le peuple l'y autorise ; un procès est instruit contre Phidias, accusé d'avoir dérobé une partie de l'or destiné à la statue de la Parthénos. « Mais, ajoute Plutarque, on ne put faire la preuve du vol. Phidias, sur le conseil de Périclès, avait dès le début travaillé et disposé l'or de telle façon qu'il fût possible de l'enlever et d'en constater le poids, ce que Périclès ordonna aux accusateurs de faire. » Ce grief écarté, les ennemis du grand homme d'Etat, jaloux de la gloire toujours croissante de Phidias, en imaginent un autre. Le sculpteur est accusé d'impiété, pour avoir reproduit, sur le bouclier de la Parthénos, son propre portrait et celui de Périclès. « Phidias, dit Plutarque, fut jeté en prison, et y mourut de maladie, ou bien, suivant quelques-uns, du poison que les ennemis de Périclès lui donnèrent pour avoir l'occasion de calomnier ce dernier. Quant à l'accusateur Ménon, le peuple lui accorda Yatélie (exemption de certains impôts), sur une proposition de Glycon, et ordonna aux stratèges de veiller sur sa sûreté. » Le récit de Plutarque, sauf en ce qui touche la mort de Phidias, est conforme à celui de Diodorede Sicile '. Les deux écrivains ont certainement puisé à la même source, et la précision de certains détails semble prouver qu'ils les ont empruntés à des documents officiels. Que l'historique du procès ne soit pas absolument vrai sous cette forme, qu'on en ait surtout retenu les faits les plus propres à constituer une sorte de légende, cela ne paraît pas douteux. Sans doute, comme le suppose M. Loeschcke, les deux procès n'en firent qu'un, au lieu de se succéder comme dans le récit de Plutarque. Sans doute encore il s'agissait d'une accusation très générale, visant toute la gestion des fonds sacrés confiés à Phidias : c'était l'accusation si redoutable pour un Grec de « vol des richesses sacrées » (/Aoir/f tepQv £pYi|/.&rwv) et « d'impiété » (zsaêsta); elle dût entraîner de longues et miuutieuses vérifications de comptes. Nous admettrons volontiers que

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